Adeola. Tard dans la soirée Assise sur mon lit, je caresse machinalement Minou, roulé en boule sur mes jambes. J'attends... Sans vraiment en être consciente, je guette son retour, encore une fois. On ne s'est plus adressé la parole depuis cet après-midi . D'un côté, je remercie sa secrétaire de m'avoir empêcher d'aller le voir. Je me suis démerder toutes seules comme une grande fille. À mon départ, il discutait avec son jumeau dans leur langue maternelle, le ton léger, les paroles trop rapides pour que je puisse en saisir le sens. Pourtant, quelque chose dans leur échange m'a dérangée : leur complicité . Oui , cette complicité entre eux me met mal à l'aise. Non pas parce que je voulais en faire partie, mais parce que ça me rappel à quel point je restais une étrangère dans son monde.

