Adeola Depuis trois jours, je me suis retrouvée prisonnière de ma propre chambre, submergée par un océan de larmes, incapable de trouver le moindre réconfort. Dans la pénombre de ma chambre, les ombres dansent silencieusement, créant un ballet lugubre sur les murs défraîchis. L'air y est lourd, imprégné de tristesse et de désespoir, comme si chaque souffle résonnait du chagrin qui m'envahit. Les draps qui m'enveloppent sont devenus des chaînes, me retenant prisonnière de ma douleur. Le tissu usé et froissé semble absorber mes larmes, devenant le témoin muet de mes tourments. Les draps, autrefois doux et réconfortants, sont maintenant froids et hostiles, reflétant la froideur de mon âme meurtrie. Leur texture rêche contre ma peau fragile est comme un rappel constant de ma solitude, un

