Adeola. Après m'être libéré de ma mine somnolant, je me suis laissé tenter par une nouvelle série toute en savourant mon déjeuner. Trois episodes plus tard, une hôtesse élégante, son sourire aussi soigné que ses gestes, vient m'avertir que l'atterrissage est imminent. Il est temps de quitter mon cocon flottant. Je me lève, replace soigneusement mes affaires dans mon sac, ajuste mes chaussures et enfile mon pull. Un foulard glisse autour de mes cheveux, dernière touche avant de regagner mon siège pour l'atterrissage. À travers le hublot, la lumière du jour se teinte d'orangé, signe que le crépuscule approche. La descente est douce, presque apaisante, et l'avion se pose sans heurt. En quittant l'appareil, l'air frais et chargé de l'odeur inconnue de la terre géorgienne m'accueille. Un

