Adeola. Le réveil de ce matin s'est fait à quatre heures, brusqué par la prière des croyantes voilées de la famille. ...Mes tantes, mes cousines... tout le monde s'activait autour de moi, insistant pour que je sois parfaite, impeccable. Mais tout ce que je pouvais ressentir, c'était une nervosité qui me rongeait de l'intérieur, accentuée par une légère nausée. La cinquième fois que je me réfugiais aux toilettes, j'ai à peine le courage de me regarder dans le miroir Je crois que je n'ai jamais eu une mine aussi affreuse. Mon visage reflète un mélange de fatigue et de stress, que je n'arrive pas à dissimuler malgré mes efforts. Quand on frappe à la porte des toilettes, je devine que c'est la petite sœur de ma mère. Depuis son arrivée, elle ne me lâche plus, comme un bouclier silencieu

