Le grand hall de l’entreprise bourdonnait d’activité, mais Yuna se sentait étrangement détachée de l’agitation. Les murmures des employés et les regards curieux se perdirent dans un flou quand elle leva les yeux et aperçut Taeyung. Le PDG venait se présenter officiellement après son retour d’études à l’étranger. Élégant, charismatique, il faisait tourner les têtes, mais Yuna, elle, ressentit autre chose : une tension électrique, familière, qui la fit frissonner.
La réunion débuta, et Taeyung fit un discours précis sur la vision de l’entreprise, ses objectifs, et le plan stratégique qu’il avait élaboré à l’étranger. Yuna écoutait attentivement, mais chaque mouvement, chaque regard, chaque infime frôlement de son côté faisait battre son cœur plus vite. Le simple fait qu’il soit là, à quelques pas, suffisait à éveiller une réaction qu’elle ne comprenait pas. Même lui, derrière son calme apparent, ressentait chaque contact invisible, chaque frôlement de leur proximité.
Les jours suivants s’égrenaient rapidement. Entre réunions et projets, Yuna et Taeyung se retrouvaient souvent côte à côte. Travailler ensemble était devenu une évidence, et chaque geste involontaire, chaque rapprochement, créait une tension silencieuse mais insupportable. Une simple correction sur un graphique, un dossier partagé, et Yuna sentait des frissons lui parcourir le dos tandis que Taeyung luttait pour contenir son corps. Ses réactions n’étaient pas contrôlées, et la proximité amplifiait chaque sensation.
Un soir, Taeyung proposa de sortir pour dîner. Ils s’installèrent dans un petit restaurant discret, loin de l’agitation du bureau. La conversation roulait sur des souvenirs d’enfance, des rires et des anecdotes, mais derrière chaque mot, chaque geste, une tension persistait. Quand Taeyung se penchait légèrement pour attraper son verre ou ajuster un détail sur la table, Yuna sentait ce frisson familier, presque insoutenable. Même sans flirt, chaque contact semblait électrifier l’air autour d’eux.
Les sorties devinrent régulières, simples et amicales. Marcher côte à côte dans les rues calmes de la ville, échanger des souvenirs et rire ensemble, renforçait leur complicité. Mais la proximité avait un effet secondaire indéniable : Yuna sentait son corps réagir de façon incontrôlable à Taeyung, et il en était de même pour lui. Il était maître en apparence, mais chaque frôlement, chaque contact, le rappelait à la réalité : il était incapable de rester indifférent à elle.
Un après-midi, alors qu’ils travaillaient sur des documents ensemble, Taeyung passa derrière elle pour attraper un dossier et la frôla intentionnellement après l’avoir vue discuter avec un collègue. Yuna eut un sursaut, un frisson parcourant sa colonne vertébrale, et ses joues rougirent. Les mains de Taeyung se posèrent avec précision sur le document, mais la proximité volontaire laissait une trace brûlante, une tension électrique silencieuse qu’aucun mot ne pouvait décrire.
Malgré leur complicité et leur amitié retrouvée, chaque interaction était teintée d’une électricité invisible. Les frôlements, les gestes involontaires, les regards prolongés, tout contribuait à rendre chaque instant intense, excitant, presque dangereux. Même en riant et en partageant des moments légers, ils étaient conscients de cette tension, mais aucun ne voulait briser le masque de la normalité.
Au fil des jours, les moments rapprochés se multiplièrent. Travailler tard le soir, organiser des projets côte à côte, partager un café ou un dîner simple : chaque situation augmentait l’attraction silencieuse qui régnait entre eux. Les gestes anodins devenaient électrisants, et la moindre proximité suffisait à faire battre le cœur plus vite. Leurs corps parlaient un langage que leurs esprits refusaient d’admettre, et ce jeu silencieux devenait une évidence de plus en plus difficile à ignorer.
Les semaines passèrent comme un souffle. Chaque jour apportait son lot de frôlements, de gestes intentionnels, de moments gênants mais délicieux. Leur complicité d’amitié se renforçait, mais derrière les rires et les souvenirs d’enfance, une tension latente créait un fil invisible, liant leurs corps et leurs esprits.
Et chaque soir, en quittant le bureau ou en rentrant d’une sortie, Yuna sentait cette chaleur persistante, ce frisson qui refusait de s’éteindre. Taeyung, quant à lui, contrôlait son image, mais savait que ce lien unique ne disparaîtrait jamais. Leurs jours défilaient rapidement, mais chaque instant passé ensemble devenait plus intense que le précédent, comme si le temps n’avait aucune prise sur cette tension silencieuse mais irrésistible.