UNE IDYLLE FORCEE
Prunelle était ravie de cette nouvelle et comme à son habitude elle ne le cachait pas. J’étais tristement assise en train de subir ses moqueries quand sa maman tantine jeanne est entré, c’était déjà l’heure de faire le repas du soir, je n’avais pas intérêt à rester dans la chambre alors que je devais faire la cuisine ;
TANTINE JEANNE : qu’est-ce tu fais dans la chambre tu ne prépares pas ce soir ?
PRUNELLE : elle pleure parce que papa lui a annoncé son mariage ;
TANTINE JEANNE : et c’est pour ça qu’on ne devrait plus manger dans cette maison, tu entres à la cuisine immédiatement ;
SANDY : s’il te plaît tantine parle lui je ne peux pas me marier maintenant, je suis d’abord trop jeune ;
TANTINE JEANNE : ah bon ! Tu crois que tu n’as l’âge de te marier, moi avant même d’avoir ton âge j’étais déjà marié, en plus tu as encore trois mois pour te préparer,
SANDY : s’il te plaît si tu lui parles je sais qu’il t’écoutera ;
TANTINE JEANNE : non je ne vais pas m’interférer dans cette histoire, surtout que ton oncle veut à tout prix que tu quittes sa maison ;
Tout était dit, j’étais sidérée, je croyais que mon oncle ne voulait pas m’envoyer à l’école mais je me rends compte que c’est plus que ça, il ne voulait même pas de moi chez lui et était prêt à me donner au premier inconnu venu au nom du « mariage » qui n’est en réalité qu’une farce.
Elles sont sortie toutes les deux, je suis aussi allé faire à manger, il m’a fallu une heure pour que je finisse et que je serve tout le monde mais moi j’avais déjà perdu l’appétit je suis seulement retourné dans ma chambre méditer mon sort ou réfléchir à comment j’allais faire changer d’avis à mon oncle pour éviter de mon trouver dans un mauvais mariage et surtout de souffrir encore une fois de plus, je souffrais déjà et donc je devais tout faire pour ne plus revivre cela. J’ai compris ce jour que les seules personnes qui se soucient vraiment de notre bonheur sont nos parents et qu’une fois qu’on a perdus nos parents, le monde peut s’écrouler autour de nous. Si seulement ils étaient vivants jamais je ne serai confronté à de pareille situation, surtout que mon père me souhaitait toujours de réaliser mes rêves. En plus comme toute jeune fille, je rêvais de trouver mon prince charmant, qui ne viendra pas vers moi sur son beau cheval blanc comme dans les contes de fées mais un homme donc je tomberais follement amoureuse, qui lui aussi m’aimera de tout son cœur, un homme que je prendrai le temps de connaître, avec qui je me sentirai bien et à ma place. Je voulais vivre une histoire d’amour exceptionnelle avec un homme spécial, avoir un mariage grandiose, réussi et heureux. Je priais Dieu et je lui demandais de ne pas m’abandonner, de me sauver et surtout de m’éviter tout cela car mon oncle lorsqu’il prend une décision, il est très difficile de lui faire changer d’avis ; je n’étais vraiment pas prête et surtout je ne connaissais pas mon prétendu futur mari, est-ce qu’il allait me plaire ? Était-il le bon pour moi ? Tant de questions me taraudaient l’esprit. Plus j’y pensais, plus ça me mettait en colère, mon oncle n’avait pas le droit de faire ça, il devait plutôt me protéger car il est le seul membre de la famille qui me reste. Mais lui il n’a jamais voulu de moi, je me sentais très mal et j’étais triste, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Cette nuit fut la plus longue nuit, tantôt je me disais qu’il n’était pas question que je me laisse faire et que j’épouse ce type, tantôt je me disais que peut-être lui il voudra de moi et ne me traitera pas comme le font ma propre famille, peut-être que je lui plaisais et qu’il me traitera mieux, d’une part je savais que cela détruirai ma vie si jamais cet homme n’était le bon. Alors je devais bien réfléchir et prendre une bonne décision, mais avais-je vraiment le choix ? La décision n’était-elle pas déjà prise ? Je savais que je devais faire quelque chose, mais quoi ? Qu’est-ce que je pouvais vraiment ? Essayer de convaincre mon oncle qu’il est en train de prendre une mauvaise décision et qu'il va ruiner ma vie ? Je crois qu'il le sait mais qu'il s'en fout, tout ce qu'il veut c'est ne plus avoir ma charge et me marier était une façon honorable de se débarrasser de moi. Ou l’accepter et partir de chez lui comme il le souhaite, ou encore m'enfuir très loin de lui cependant je ne savais pas où aller, car je ne connaissais pas les frères de ma mère et lui il était l'unique frère de mon père. Je devais quand même prendre ma décision je crois que cela m’apaiserai un peu psychologiquement. Même quand c'était une grande décision qui normalement devait se prendre avec maturité, moi je devais prendre cette décision en juste trois mois, en réalité je devais accepter cette décision et m'y preparer en juste trois mois.
A suivre !