Gérard tressaillit : — Ah ! c’est juste, fit-il, tu es ma bonne étoile, et tout me réussit depuis que tu m’aimes. — Et cela sera toujours ainsi ; à moins que je ne t’aime plus… — Ah ! pourquoi dis-tu cela ? — Mais, répondit-elle en souriant, est-ce que je sais, moi ? Les hommes sont si naïfs ; quand ils se sentent aimés, ils en éprouvent de l’agacement. — Ce n’est pourtant pas pour moi que tu dis cela, au moins ? fit Gérard piqué. — Mais si, dit Juliette. Tu es froid avec moi. — Mais non, je te jure. — Est-ce que tu ne m’aimes plus ? — Oh ! — Bah ! dit-elle, abrégeons les nuits, on dort toujours trop. Viens donc nous asseoir là dans le jardin, et fais-moi une déclaration, comme autrefois, monsieur mon… mari. Une voix s’éleva au fond du cœur de Gérard qui lui cria : « Tu serais

