LXITrois mois s’étaient écoulés. Madame Langevin, déjà minée par le chagrin depuis de longues années, avait éprouvé une si vive émotion durant la nuit fatale où sa maison fut incendiée, qu’elle avait succombé quelques semaines après, rendant le dernier soupir dans les bras de sa fille en larmes, au milieu des gens de la ferme de la Mariette, où elle avait reçu un asile. Henriette était donc orpheline. La Fouine, arrêtée et convaincue du crime d’incendie, attendait l’heure de son jugement. Martinet, transporté à l’hospice de Jargeau, était mort quarante-huit heures après. Quant à Nicolas, chaque fois que le service lui en laissait le temps, il se rendait chez sa sœur. La Mariette aimait sans doute beaucoup son frère et nous avons vu quelle affection Nicolas lui portait. Et cependant,
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