Épisode 4: Oui j'ai le choix

1862 Words
Je comprends parfaitement Aurore, j’ai été comme elle ; une fille remplie de principe et surtout de rêves beaucoup de rêve. Quand j’avais quinze ans je forçais ma mère à m’amener dans toutes les cour de justice chaque fois que j’entendais parler d’un procès. Je voulais devenir une avocate ; j’avais pour vocation de défendre toutes les femmes maltraités, violées et je voulais aussi protéger les enfants, tous ces gosses qui étaient obligés de passer des nuits dans le froid à cause de l’irresponsabilités de certains de leurs parents. J’avais des rêves plein de rêves, je voulais surtout avoir des enfants, quatre, cinq, je voulais avoir plusieurs enfants. Je n’ai pas toujours été comme ça, je viens d’une famille riche. Papa était un très grand banquier et maman enseignante à l’université ; on avait une vie de ouf ; étant leur seule fille je ne manquais de rien. Je me souvins qu’à cette époque mon collège se payais à huit cent dollars. Je vivais une vie tellement parfaite que je ne savais pas que d’un moment à l’autre tout pouvait basculer du pire des façons. J’avais que dix-sept ans, p****n seulement dix-sept ans. Comment imaginer que ceux qui nous entouraient, notre propre famille n’attendais qu’un coup de feux pour nous sauter dessus tel des vautours affamés. Comment j’ai pu en arriver là ? je ne pourrais le dire mais ce que je sais c’est qu’il n’a fallu qu’une nuit pour que je perde tout, tout jusqu’à mon propre être. C’était une nuit comme les autres, mes parents étaient tellement heureux cette nuit-là. Je m’en souviens comme si c’était hier Chérie ne fais surtout pas de bêtises me disait mon père T’inquiète mon papounet je serai docile comme une poupée Docile mais pas comme une poupée répondit il Et ont éclatèrent tous les trois de rire Vient là ma puce C’était ma mère qui me tendait ces bras ; je les pris et elle me serra très fort contre elle comme elle le faisait chaque fois qu’elle voulait sortir On ne passera pas la nuit là-bas, une fois la cérémonie finit on rentrera directement me dit mon père Et n’oublie pas qu’on t’aime très fort Je vous aime aussi. Voilà la dernière discussion que j’avais eu avec mes parents. Ils sont partis vivant mais on n’a même pas pu récupérer l’intégralité de leurs corps. Et moi je me suis retrouvée à la rue parce qu’il parait que certaines analyses ont montré que mon père ne pouvait jamais avoir d’enfant, à tous les coups je n’étais pas sa fille. Perdre tout du jour au lendemain n’est jamais facile pour qui que ce soit. Quand j’ai vu Aurore je me suis dit que je lui donnerai la seconde chance que je n’ai jamais eu, je ferai de mon mieux pour qu’elle n’ai pas à faire le même choix que moi. AURORE Elle veut que je vienne avec elle et j’ai dit oui ; oui par parce que j’aime ce qu’elle fait mais parce que je ne paie rien pour essayer. Depuis hier qu’elle est venue me parler je ne l’ai plus vu. Mais par contre j’ai compris une chose dans son histoire, le choix t’appartient toujours peu importe ce que tu traverses. Elle n’a pas voulu se battre pour y arriver, elle a plutôt préféré perdre sa dignité, perdre la seule chose qui lui restait de mieux au monde. Je ne la jugerai plus mais j’aurai préféré qu’elle pense à ce que ses parents auraient voulu pour elle. Ce qui est sûre de mon côté je ne la suivrai pas dans ce délit quitte à retourner dans la rue. Je me battrai pour que mon passé ne soit pas enterré à cause de la honte que j’aurai de l’exposer. La guérisseuse m’évite du mieux qu’elle peut, à part la nourriture qu’elle m’apporte trois fois par jour je ne le vois plus venir vers moi. Je pense qu’elle me n’en veut pas pour ce que j’ai dit mais pour le fait que j’ai refusé de me soumettre à ce destin qu’elles veulent me tracer, tant mieux pour elle car je ne changerai pas d’avis. Elle n’a pas su lui dire d’arrêter mais elle veut me dire de commencer. Elle est pour Sylvie plus qu’une simple connaissance, je me demande combien de vie elles ont interrompu pour leur cause. Je suis peut être jeune mais je sais reconnaitre le vrai du faux et mon instinct me dit de ne jamais me fier à cette dame. J’étais dans la chambre quand la porte s’ouvrit sur une Sylvie joyeuse. Vous vous demandez si je passe toutes mes journées couchée dans ce lit à bambou très inconfortable ; je vous répondrai oui car, à chaque fois que je fais le moindre mouvement brusque la douleur émanant de mon bas ventre me rappelle que je suis toujours en mode guérison. Si j’ai surtout accepté de la suivre c’est parce que je sais qu’elle me fera consulté par un docteur une fois qu’on serait en ville. Voilà Sylvie qui s’approche de moi d’une démarche gracieuse, je peux vous confirmer une fois encore qu’elle est très belle. Bonjour Aurore comment te sens tu ce matin ? Bien et toi pourquoi tu es si joyeuse comme ça ? On part demain Génial ! Je voulais sourire, je voulais lui dire que j’étais enfin contente de sortir de cette cabane mais aucun son ne sortit de ma bouche ; ce sourire que j’essayais de rendre joyeuse me trahit comme ma voix. Je me rendis compte que cette nouvelle ne m’enchantait guère. Elle me regarda et sorti sans rien dire ; Dieu seul sait ce qui vient de se passer. Une partie de moi voulait que je retourne dans la rue mais l’autre me disait de ne pas laisser passer cette opportunité. Je voulais tellement la suivre mais j’avais comme un mauvais pressentiment. Je venais à peine de me réveiller mais je finis encore par m’endormir lasse de réfléchir. TATA VIVI Je crois que cette petite me créera des problèmes ; depuis que Sylvie est revenue je la voie distante. Vous vous demandez surement le rôle que je joue dans la vie de Sylvie ; je vous répondrai que je suis son coach, celle qui l’a initié. Si Sylvie est ce qu’elle est aujourd’hui c’est parce que je l’ai voulu. J’ai rencontré Sylvie quand elle avait dix-neuf ans, je fus systématiquement frappé par sa beauté naturelle ; Sylvie est une belle femme, brune, svelte avec des courbes parfaites, mesurant les 1,69 ; un nez pointu et des fossettes sur les deux joues. Ce jour-là elle faisait la vaisselle à une bonne dame qui vendait toutes sortes de nourriture au niveau du carrefour. Je me suis dire qu’elle pouvait servir à une chose plus offrant. A partir de ce jour je devins la cliente fidèle de la dame et je me suis rapprochée de Sylvie en passant. Elle m’adorait et à la fin de son service elle me racontait comment un vieux monsieur lui avait faire la cour ou comment un jeune homme l’avait tiré par la hanche et elle l’avait giflé et on en riait. J’aurai aimé ne pas être comme je suis mais je ni peux rien, elle m’avait même dit que depuis deux ans c’était la première fois qu’elle se sentait si joyeuse et fière de ce qu’elle faisait. Me croyant être du même avis qu’elle, elle me racontait comment elle aimerait retourner à l’école et comment elle deviendrait une grande avocate ; je me battrai pour ça m’avait-elle dit. Je la fis abandonner son travail et l’amena avec moi dans mon villa, je l’ai laissé prendre goût à la bonne vie pendant trois moi puis un soir, je lui fis part de mes intentions à son égard. Elle ne voulait plus rester là, elle voulait s’en aller mais heureusement que je ne lui avais pas laisser le choix. Je l’ai complètement adoucie et lui avait dit de prendre un peu de temps pour y réfléchir. Mais au bout de ces trois jours de réflexion, je fis l’unique chose qui fera basculer sa réponse à ma faveur. Ce jour je vins la voir à la maison avec un diner remplit de somnifère naïve qu’elle était, elle ne vit rien venir. Je la droguais et l’amena avec moi dans sa chambre. Etant au courant qu’elle était encore vierge, je lui fis l’honneur d’être la première à l’initié au boulot qu’elle fera. Je l’ai dépucelé avec une gode et j’y suis allée tellement fort qu’elle me demanda de ne plus arrêter. A son réveil je la mise devant le fait accomplir et lui montrai la fameuse vidéo que j’avais pris la peine de prendre. Après deux semaines elle décida de faire tous ce que je lui demanderai de faire. De toute les façons j’avais déjà tout perdu me dit-elle. Voilà comment Sylvie devint progressivement le numéro un dans le business. Avec elle les hommes étaient plus que satisfait et j’ai pu gagner la majorité de ce que j’ai aujourd’hui grâce à elle. Si je suis dans cette cabane à jouer la guérisseuse c’est pour donner une image parfaite de moi à cette Aurore. Quand elle l’avait ramassé dans ce marché, elle voulait l’amener à l’hôpital mais je lui ai dit que ce n’était pas une bonne idée. L’hôpital posera beaucoup de questions et celles-ci peuvent l’amener vers ces parents biologiques. Aurore est belle et contrairement à Sylvie elle est de teint noire en plus elle est très jeune, les clients paieront des fortunes justes pour passer une nuit avec elle. Mais depuis que cette s****e est réveillée elle ne fait qu’ouvrir sa bouche pour dire haut et fort qu’elle ne veut rien faire de ce qu’on lui dit. Et le pire dans tout ça c’est que Sylvie est d’accord avec elle. Je compte entrer en jeu au moment où elle s’y attend le moins. Moi j’ai une famille à nourrit, un vaut rien de mari et trois enfants qui me croient à une conférence des femmes les plus influentes de mon pays. Je vois Sylvie se diriger vers moi, à voir son regard je parie que l’autre idiote lui a dit quelque chose de désagréable Que t’a-t-elle encore dit lui dis-je à peine qu’elle soit arrivée à mon niveau Rien cette fois ci mais je pense qu’elle ne me fait pas confiance T’inquiète avec le temps elle acceptera sa situation Je pense que je l’épargnerai de ce destin, je ne veux pas qu’elle fasse la même erreur que moi Que veux-tu dire par là ? Je ne veux pas faire d’elle une fille de joie Tu t’entends parler ? penses-tu que tout ce que je fais je le fais de mon plein gré ? penses-tu que je suis sans cœur ? mais des fois il faut laisser de côté nos sentiments, ils nous rendent faible Ok j’ai compris, j’irai faire mes bagages pour demain ; mais j’espère qu’elle changera d’avis Je l’espère aussi Pour la première fois depuis dix-neuf ans, Sylvie n’est pas d’accord avec moi. Mais si cette Aurore sera un obstacle sur mon chemin je me débarrasserai d’elle sans gêne, ni vu, ni connu.
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