A force de trop pleurer je finis pas me lever, je crois qu’il est temps que je prenne ma vie en main. Je fis un tour rapide au salon et je vis maman papa et leurs trois enfants ; c’est-à-dire la famille au complet. Je retournai sur mes pas et fis ma valise que dis- je je pris mon petit sac à dos et y en fourra les quelques trucs qui me servent d’habit. Je crois qu’aujourd’hui est le dernier jour que je passerai dans cette famille. Je pris les escaliers juste qu’à la porte de sortie mais au moment de m’en aller j’entendis des rires derrière moi.
- Où comptes tu aller petite peste dit mon père en sirotant son whisky
- Non ne parle pas laisse nous deviner, euh……… oui je vois tu pars chez le père de ton gosse ; gosse ? Père ? J’y vais fort là ! Je parlais de ton donneur de sperme car tout le monde sait ici que ce mec n’existe pas. Ce fut la voix de la princesse de la maison c’est-à-dire de celle de ma petite sœur oui petite sœur.
Et à la reine mère d’ajouter
- Ma très chère fille mieux vaut pour toi que tu restes dans cette famille ; nous au moins on te nourrit deux fois par jour en échange de quelques travaux bien sûr. Penses-tu que tu trouveras une famille aussi gentille que la nôtre bien sûr que ça n’existe pas, de toute les façons on ne t’aime pas donc tu peux partir en paix. Mais sache qu’à partir d’aujourd’hui tu n’es plus un enfant de cette famille.
Oui vous avez bien entendu c’est une grâce pour moi que ma propre famille me nourrisse, elle vient de me dire la seule chose que je voulais attendre, je veux partir sans regarder en arrière, sans me dit que j’ai encore des choses qui comptes pour moi. Je les regardai une dernière fois et sortit du salon, je trainai mes pas jusqu’au portail et le referma aussi derrière moi. Je viens de fermer le plus douloureux chapitre de ma vie.
Arrivée dehors un vent frais m’accueillir, celui de ma liberté, le vent de ma délivrance. Maintenant la question que je refoulais au plus profond de mon inconscient fût son apparition : où irai je cette nuit ? Je n’ai ni ami, ni copain, ni tante, ni oncle dans cette ville ; je n’ai quasiment personne à défaut de ceux que je vienne de quitter. Comment pourrai-je me faire des amis si on ne me laisse jamais sortir, si on ne me présente jamais aux autres, si on ne me laisse jamais me reposer. Vous devriez surement vous demander si je ne fréquente pas, eh bien la réponse est non. J’ai abandonné les bancs depuis trois ans par pas faute de moyen à ce que je sache. Cette décision fût prise par ma mère pour des raisons jusqu’à la infondées. Suite à l’affectation de papa en raison de son travail, on a dû déménager dans une maison deux fois plus grande que l’ancienne. Les travaux ménagers ont ainsi doublé voir triplé et il fût décider que je serai celle qui les accomplirais. Plus je le faisais plus j’arrivais au cours en retard ; suite à plusieurs convocation non honorée, maman eu la brillante idée d’interrompre mes cours jusqu’à nouvel ordre. Je devins alors la boniche à part entière de ma propre famille, depuis trois années sans une piécette de récompense. A leurs côtés j’ai subi les pires maltraitances que ce soit physique ou psychologique et comble de souffrance à mes treize ans je reçu l’un des cadeaux les plus horribles. Ce jour j’étais couchée dans ma chambre quand la porte s’ouvrit avec fracas. Je me levais d’un bond prise de panique et me retrouva face à face avec mon soit disant père en boxeur torse nu. Le regard qu’il me lança n’était pas l’un des plus catholique.
- Papa as-tu besoin de mon aide ? lui demandais je les yeux baissés
- Oui répondit-il tout en s’approchant un peu plus près
- En quoi puis je t’être utile ?
- En satisfaisant mon libido
- Libido ? répétai-je un peu perdu car c’était la première fois que je l’entendais.
Je me disais aussi qu’après sa sortie je fouillerai mon petit Larousse pour avoir une idée plus appropriée du mot mais c’était sans connaître le vrai lui. Comme réponse à ma question il me jeta sur le lit et ferma la porte derrière lui. Je pouvais tout imaginer de pis sauf me faire v****r par mon propre père à mes treize ans. J’essayais de me débattre mais il était milles fois plus fort que moi et contre toute attente je recevais une paire de gifle à chaque cri. J’étais épuisée et papa abusa de moi sa fille qui ne venait que d’avoir treize ans. Et ainsi commença mon second calvaire.