Chapitre 9 : L’Orage et le Velours

808 Words
Chapitre 9 : L’Orage et le Velours Point de vue de Gabriel L'obscurité régnait dans le bureau, seulement troublée par la lueur bleutée des écrans. Gabriel fixait le dossier envoyé par son service de renseignement. Marc Lefebvre n'était plus seulement une nuisance ; il était devenu une arme entre les mains de Julian Vane. Vane, un homme sans scrupules, finançait désormais Marc pour qu'il monte un dossier de diffamation complet : faux témoignages d'anciens collègues, photos de Léna dans des situations compromettantes retouchées par l'IA, tout était bon pour briser l'image de "pureté" que le public commençait à lui prêter. « Ils veulent la briser pour m'atteindre, » pensa Gabriel, les mâchoires serrées. Il ferma violemment son ordinateur. Sa protection pour Léna n'était pas seulement financière ou physique, elle devait être totale. Mais en ce moment précis, le poids de cette guerre invisible l'étouffait. Il avait besoin de se sentir vivant, de sentir que Léna lui appartenait au-delà des contrats et des noms de famille. Il quitta son bureau et se dirigea vers leur suite nuptiale. Point de vue de Léna Léna l’attendait, étendue sur le lit immense au milieu des draps de soie noire. Elle portait une nuisette en satin rouge qui glissait sur sa peau comme une caresse. Elle voyait bien que Gabriel était tendu ces derniers jours. Elle ne connaissait pas encore les détails de la menace de Marc, mais elle sentait l'électricité dans l'air. Lorsque la porte s'ouvrit, elle vit l'ombre de Gabriel se découper dans l'embrasure. Il ne dit rien, mais son regard gris, brûlant d'un désir sombre, en disait long. Il retira sa veste et sa cravate d'un geste sec, ses yeux ne quittant jamais les siens. — « Tu ne dors pas ? » demanda-t-il, sa voix basse et rauque. — « Je t'attendais, » répondit Léna en se redressant lentement. « Tu portes le monde sur tes épaules, Gabriel. Laisse-le à la porte de cette chambre. » Il s'approcha du lit et s'agenouilla devant elle, posant ses mains sur ses cuisses. La chaleur de sa paume contre sa peau la fit frissonner. Il remonta ses mains lentement, savourant chaque courbe de son corps qui changeait doucement sous l'effet de la grossesse. — « Tu es la seule chose réelle dans ma vie, Léna, » murmura-t-il avant de l'embrasser avec une ferveur presque sauvage. Une Nuit de Possession Le b****r était profond, exigeant, un mélange de tendresse désespérée et de possession absolue. Gabriel la fit basculer doucement sur les oreillers, son corps massif surplombant le sien. Léna passa ses mains dans les cheveux de son mari, l'attirant plus près encore. Elle voulait qu'il oublie ses chiffres, ses ennemis et ses responsabilités. Il se dévêtit rapidement, révélant son corps puissant et sculpté, avant de revenir à elle. Ses mains exploraient chaque parcelle de la peau de Léna, ses lèvres traçant un chemin de feu de son cou jusqu'à la naissance de sa poitrine. Léna arqua le dos, laissant échapper un gémissement étouffé. — « Tu es à moi, » souffla-t-il contre son oreille. « Personne ne pourra jamais t'arracher à moi. » La passion qui s'ensuivit fut d'une intensité rare. Chaque mouvement était une déclaration, chaque souffle un aveu. Gabriel était d'une attention extrême, conscient de l'enfant qu'elle portait, mais animé par une faim que seule Léna pouvait apaiser. Il l'aimait avec une fureur contenue, l'emmenant vers des sommets de plaisir qu'elle n'avait jamais imaginés avec Marc. Avec Marc, c'était un devoir ; avec Gabriel, c'était une fusion. Leurs corps s'entremêlaient dans un rythme hypnotique, la sueur perlant sur leurs fronts. Léna se sentait puissante sous lui, aimée non pas comme une serveuse, mais comme une déesse. Dans le secret de leur chambre, les classes sociales n'existaient plus. Il n'y avait que deux âmes se revendiquant l'une l'autre. Quand l'extase les frappa enfin, Gabriel resta longtemps serré contre elle, son visage niché dans son cou, son souffle court se calmant peu à peu. Le Calme avant la Tempête Plus tard, dans le silence de la nuit, Léna était blottie contre le torse de Gabriel. Elle traçait des cercles absents sur ses muscles pectoraux. — « Gabriel ? » — « Hum ? » — « Quoi qu'il arrive demain... promets-moi qu'on restera comme ça. » Gabriel resserra son étreinte, déposant un b****r sur le sommet de sa tête. — « Je te le promets, Léna. Personne ne brisera ce qu'on a construit. » Mais au fond de lui, il savait que Julian Vane et Marc Lefebvre s'apprêtaient à frapper. Le lendemain, une vidéo truquée de Léna circulerait sur les réseaux sociaux, la montrant prétendument en train de comploter pour soutirer de l'argent à la famille Sinclair. La nuit torride qu'ils venaient de passer était le dernier moment de paix avant que le monde ne tente, une fois de plus, de les déchirer.
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