Chapitre 8. LE RAYON DANS LE BOUGE La grande fille s’approcha et posa sa main sur celle de son père. – Tâte comme j’ai froid, dit-elle. – Bah ! répondit le père, j’ai bien plus froid que cela. La mère cria impétueusement : – Tu as toujours tout mieux que les autres, toi ! même le mal. – A bas ! dit l’homme. La mère, regardée d’une certaine façon, se tut. Il y eut dans le bouge un moment de silence. La fille aînée décrottait d’un air insouciant le bas de sa mante, la jeune sœur continuait de sangloter ; la mère lui avait pris la tête dans ses deux mains et la couvrait de baisers en lui disant tout bas : – Mon trésor, je t’en prie, ce ne sera rien, ne pleure pas, tu vas fâcher ton père. – Non ! cria le père, au contraire ! sanglote ! sanglote ! cela fait bien. Puis revenant à l’

