On remit les épées aux deux ennemis, et ils s’attaquèrent avec une franchise qui prouvait que tous deux avaient le courage complet de leur action, et en même temps ils montrèrent une adresse et une précaution qui faisait voir que chacun ne défendait pas sa personne avec moins d’intérêt qu’il n’en mettait à atteindre celle de son adversaire. Cependant Cosmes, emporté par l’irritation qu’avaient fait naître en lui les paroles de Luizzi et de Gustave, mit plus de violence dans son attaque, et bientôt Luizzi rompit devant lui. Après quelques bottes, Mareuilles s’arrêta. – Vous êtes blessé ? dit-il à Luizzi. – Je ne m’en aperçois pas ! reprit Armand en attaquant Mareuilles, qui le fit rompre de nouveau jusqu’à ce que le baron fût acculé jusque près d’un petit champ planté de luzerne. Cosmes

