– Pourquoi cela ? – Parce qu’on n’est pas belle avec une guimpe et un bandeau. Tiens, toi, par exemple, si tu avais les cheveux bien arrangés, tu serais jolie comme un amour, la plus jolie de toute la fête. – Ne te moque pas de moi, Juliette. – Je te dis vrai : tu as le visage si blanc, les yeux si doux ! » Caroline s’arrêta un moment, et dit à son frère en baissant les yeux : – Je vous répète ces folies, parce que je veux que vous sachiez toute la vérité. D’ailleurs Juliette me parlait ainsi, parce qu’elle m’aimait tant qu’elle me vantait à tout propos. – Je le crois, dit Luizzi ; mais continuez, Caroline. – Pendant que Juliette me disait tout cela, reprit la jeune sœur, elle m’ôtait ma guimpe, mon bandeau, et dénouait mes cheveux qui tombèrent sur mes épaules nues ; elle s’arrêta

