XV

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XV SUITE.À partir de ce jour, Juliette vint tenir fidèle compagnie à Caroline ; elle la suivait aux spectacles, aux promenades. La jeune fiancée se plaisait à parer son amie, elle en faisait pour ainsi dire les honneurs avec une naïveté qui faisait sourire Luizzi ; elle disait souvent à Juliette avec une douce joie : – Oh ! je te marierai, je te trouverai un bon parti. Mais, quoi qu’elle en eût, Caroline ne put obtenir pour Juliette le succès d’égards et d’hommages respectueux qu’elle-même trouvait sans le chercher, et Juliette lui répondait avec un sourire dont Caroline n’osait blâmer l’amertume : – Que veux-tu, mon enfant, je suis pauvre ! Quant à Luizzi, ravi d’avoir trouvé une compagne si aimable pour sa sœur, il cherchait par mille soins à faire oublier à Juliette ce prétendu tor

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