Le cœur de Monsieur Morphon était lourd. Il regardait sa fille avec des yeux pleins de larmes, une douleur qu’il n’arrivait pas à cacher. Imaginer sa fille laissée seule, au milieu de nulle part, dans la forêt, avec tout ce qui aurait pu lui arriver là-bas, était insupportable. Il se sentait coupable, presque impuissant, malgré tout l’amour qu’il lui portait. Il se disait que si ce n’était pas pour la bourse qu’elle avait obtenue, elle n’aurait jamais été dans cette ville, entourée de personnes qui, comme il le pensait, n'avaient aucun cœur humain. — Je me sens très mal, ma fille, dit-il d’une voix tremblante, son regard se perdant dans le vide, comme s’il revivait l’instant où il avait appris ce qui était arrivé à Raya. Comment ai-je pu te laisser dans un endroit comme ça, seule, dans la

