LUNA deux mois plus tard. Assise sous le grand chêne de la meute, dont les branches tordues semblaient murmurer des secrets oubliés, Luna se tenait là, le coude appuyé sur un genou, perdue dans ses pensées. À ses côtés, sa meilleure amie Freya, dont la présence réconfortante était devenue son unique ancre dans cette tempête émotionnelle. Les yeux de Luna, autrefois brillants d'espoir, étaient désormais cernés par la tristesse et le désespoir, comme si le poids du monde pesait sur ses frêles épaules. Le souvenir de son enfant perdu hantait chaque moment de son existence. Si elle avait pu, elle aurait accepté cette tragédie, mais l'ombre de sa stérilité la consumait. Cette douleur, plus vive qu'une lame, était trop intense, trop lourde pour la jeune femme, qui se sentait comme une

