Prépares-toi !

1586 Words
Le cadeau ne vint pas le lendemain. Andrès avait eu une journée particulièrement chargée entre réunion et travail acharnée. Il était rentré épuisé et sa journée n'était pas encore terminée. En effet il avait encore bon nombre de dossiers à finaliser et un travail dans son bureau chez lui s'imposait. En bas des escaliers, face à la porte, dans sa position habituelle, Clara l'attendait, tête baissée et droite. — Bonne arrivée, monsieur, l'accueillit-elle. Il s'approcha d'elle, lui caressa la tête comme on ferait à un bon petit animal et lui remit son sac de travail. — Pose ça dans mon bureau Doll ! dit-il. La jeune femme hocha la tête. Elle se levait déjà, vu qu'il l'avait dépassé avant de se faire interpellée à nouveau. — Je dînerai sûrement très tard ce soir, alors va te servir et vient me rejoindre dans mon bureau, énonça t-il, puis il monta les marches. Comme demander, Clara alla se servir, elle fit attention à ne pas exagérer au delà de ce que le brun lui donnait et alla rejoindre ce dernier. Après un petit toc et une permission d'entrer, elle pénétra dans la pièce et s'avança près du bureau. — Je suis là monsieur, annonça t-elle. Le brun releva la tête de son ordinateur et lui fit signe de poser le met sur sa jambe et manger comme d'habitude. Ce qu'elle fit en s'agenouillant près de lui. Il ne lui accorda plus aucun regard, trop concentré sur son travail. Même les légers mouvements de la blonde quand elle manquait de faire tomber le plat, ne semblait le déranger. À la fin, il ne fut interrompu que par sa petite voix, quand elle eut fini. — J'ai fini monsieur, puis-je aller nettoyer le plat ? demanda t-elle. Sans la regarder, il tendit la main et prit le plat de sur ses genoux. Puis il tendit le doigt vers le sol, lui signifiant de le nettoyer en premier lieu. Comme la veille, elle s'abaissa à même le plancher et récupéra à l'aide de sa langue les miettes tombées par inadvertance, se promettant de faire plus attention la prochaine fois. Aussitôt relevée, il la gratifia d'une tape sur la tête et baissa sa main vers son cou où se trouvait encore le collier rouge. Il ne le lui avait pas enlevé hier, il ne comptait pas le faire aujourd'hui non plus, de toute façon la matière à l'intérieur était douce et non-nocif pour sa peau. Puis il lui permit d'aller déposer son assiette et lui souhaita bonne nuit au passage. — Merci monsieur, à vous aussi ! lui retourna t-elle avant de disparaître derrière la porte, le laissant s'occuper uniquement, que de ses dossiers maintenant. Andrès finit très tard dans la soirée, il ne prit même pas la peine de dîner avant de rejoindre son lit, non sans vérifier que Clara dormait déjà puis sombra dans un sommeil méritée. Le cadeau ne vint pas le jour suivant. Andrès venait de finir un appel quand sa secrétaire toqua à la porte puis entra. — Je venais vous rappeler que votre conférence avec monsieur Deschamps est pour demain, dans son entreprise monsieur, lui dit-elle. — D'accord merci Stacy, répondit-il, faisant mine de s'en être souvenu. Plus tard dans la soirée, quand Carl le ramena chez lui, il lui fit part de leur petit escale dans la ville voisine le lendemain et son chauffeur se contenta d'hocher la tête en répondant. Andrès rentra alors pas très épuisé comme la veille mais avec un nouveau lot de travail à finaliser. Il put cependant dîner avec sa compagne et lui ordonna comme la veille de venir le rejoindre dans son bureau. — Assieds-toi là ! ordonna t-il en tendant sa main vers le sol, juste à côté de son pied. Elle s'exécuta et prit siège à même le sol après qu'il lui ai permis de prendre l'un des coussins du salon incrusté dans le bureau. — Puis-je lire un ouvrage monsieur ? demanda t-elle après une demi-heure d'assise à ne rien faire. Andrès lui accorda un bref regard et hocha la tête. Elle se leva donc et se dirigea vers la bibliothèque au fond dans la pièce pour y dénicher un quelconque livre au hasard, pourvu qu'elle lise pour faire passer le temps. De retour, elle s'assit à nouveau et débuta sa lecture. Bien plus de deux heures plus tard, quand Andrès remarqua qu'elle somnolait, il lui ordonna d'aller se coucher. — Bonne nuit monsieur, lui souhaita t-elle. — Hum. Le cadeau ne vint pas non plus le jour d'après. En sortant de chez lui, Andrès ne prit pas la peine d'informer la blonde de son voyage d'affaire dans l'état voisin. Il ne lui dit donc pas qu'il rentrerait soit très tard ou alors demain. Ainsi quand Clara ne le vit pas entrer, elle patienta jusqu'à somnolence. Pendant un moment de la journée, elle fut tenté d'enlever son collier auquel elle ne s'était toujours pas habituée, mais l'idée que son fiancé la punisse sévèrement pour cette faute réprima son envie. Malgré elle, la jeune femme appréhendait le cadeau que comptait lui faire le brun, déjà qu'elle était sûre que ce ne serait pas un présents comme d'habitude, comme bien avant tout ceci. Elle n'était donc aucunement pressée d'avoir le présents, persuadée que la définition qu'accordait à présent son fiancé au mot, différenciait largement de la sienne. — Monsieur, il... And... Andrès vous a t-il dit si il rentrerait tard ? demanda Clara en sortant sur le perron. Appeler son fiancé par monsieur était devenu une si grande habitude que la première fois qu'elle devait parler de lui à la troisième personne, elle ne savait vraiment plus quoi utilisée pour le nommer. Le garde corps ne se retourna pas vers elle. Il restait dans cette même position où elle le trouvait si il lui arrivait de vouloir sortir se balader dans le jardin. Elle s'était déjà demandé si il mangeait au moins, si il dormait ou si il restait planté devant la porte jusqu'à l'arrivée de son patron pour lui permettre de rentrer chez lui. — Monsieur n'a donné aucune précision. Je devrai resté vous surveiller jusqu'à ce qu'il rentre, répondit-il machinalement, tout en fixant devant lui. Elle hocha la tête puis rentra à l'intérieur. Elle put enlever sa main qu'elle utilisait pour cacher le devant du collier à son cou même si elle savait que ça ne servait à rien. Tout du moins cela lui laissait le semblant que Mario ne voyait rien quand il la suivait à distance lors de ses prises d'air frais et cela lui suffisait. Elle finit par aller dormir, tout en laissant les lumières allumées au cas où Andrès rentrerait. Mais il ne rentra pas. Il pénétra plutôt dans la demeure le lendemain soir, ayant directement rejoins son entreprise dans la matinée. Dans son bureau, entrain de travailler et Clara à ses pieds, le brun râla contre un dossier et le referma vivement en maugréant. À côté de lui, elle se redressa aussitôt sur ses genoux, la tête baissée. — Qu'est-ce qu'il y a ? lui demanda t-il, mettant toute sa mauvaise humeur dans sa voix, à tel enseigne, qu'elle trembla légèrement en parlant. — Je.. monsieur... en fait, si vous voulez bien, je peux vous aider à vous détendre, propose t-elle finalement. Il haussa un sourcil. — Comment ça ? questionna t-il. Elle avala sa salive. — Je peux vous masser si vous me le permettez monsieur, je crois que ça pourrait vous aider un peu, dit-elle. Il sembla analyser la proposition pendant un moment avant de donner son verdict. — Bien, rejoins-moi au salon dans ce cas. Clara hocha la tête en le remerciant. Elle alla prendre ce dont elle aurait besoin et le rejoignit dans le salon. Il était déjà torse nu et couché sur le ventre, l'attendant, aussi commença t-elle en même temps. Durant le massage, elle traita minutieusement chaque nœud présent depuis son cou jusqu'à ses hanches tout en passant par son épaule, ses avant-bras et ses omoplates. Comme pour ne lui donner aucun signe du fait qu'elle faisait bien ou pas, aucun son n'outrepassa les lèvres du brun même si par moment il soufflait grandement. Alors qu'elle était sur le point de finir de le masser, Clara se pinça les lèvres en s'occupant vivement de la partie supérieure de son tatouage qui n'était autre qu'un tapis esthétique dont la terminaison finissait en rouleau qui s'étendait jusqu'à son avant-bras. — Monsieur, commença t-elle doucement, vous croyez que... que je pourrai enlever le collier bientôt ? La réponse fut brusque et automatique. Andrès lui attrapa le cou sous son bras gauche et la ramena à sa hauteur, l'oreille de la jeune femme juste devant sa bouche. — Ne m'énerve pas ! avertit-il, puis il la relâcha aussi brusquement qu'il l'avait attrapé. Clara continua donc sa tâche en ne posant plus aucune question. À la fin, elle s'agenouilla près de lui en croisant ses mains devant elle. — C'est bon monsieur, j'ai fini, annonça t-elle. Andrès resta couché un petit moment de plus avant de répondre. — Tourne-toi ! ordonna t-il. Elle le fit, puis il se redressa et attrapa le bas de sa robe, la soulevant pour dévoiler son dessous fleurie à motif de tournesol et dentelé sur les bords. Il passa sa main sur ses fesses dont les marques semblaient s'être complètement évanouies maintenant et lui délivra une petite claque avant de laisser tomber le bas de la robe. — Prepares-toi, demain tu pourras obtenir ton cadeau.
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