Le bruit des voix et des clés qui cliquettent nous parvient de l'intérieur du bureau de police, de l'autre côté de la cour, faisant taire les paroles d'Alena. Mon pouls bat fort. Je m'enfonce de nouveau dans la porte. Je trébuche à l'intérieur tandis qu'une pièce métallique de la serrure s'écrase au sol. Puis la porte arrière du poste de police, de l'autre côté de la cour, s'ouvre brusquement. J'attrape le poignet d'Alena, je la tire à l'intérieur et je nous enferme. La serrure cassée empêche la porte de se fermer toute seule. Une obscurité totale nous entoure, et l'odeur rance des légumes pourris emplit l'air. Seule une fine lueur d'éclairage filtre dans la pièce à travers l'espace sous la porte toutes les quelques secondes. En écoutant les pas dans la cour, j'essaie d'imaginer où la

