LE POINT DE VUE ALENA Enock et moi nous engouffrons dans une ruelle sombre, ombragée par de hauts immeubles. Le bruit de mes bottes sur l'asphalte me terrifie. Les sirènes et les voix de la police s'intensifient autour de nous, et mon cœur fait un bond. Père me tuerait s'il découvrait que j'ai tenté de faire évader Nicolai de prison. — Par ici. Enock m'attrape par le poignet et m'entraîne dans une ruelle entourée d'immeubles imposants, plus sombres que la précédente. L'odeur nauséabonde des ordures s'en dégage. Nous nous blottissons derrière une benne à ordures. J'ai un haut-le-cœur et me plaque la main sur la bouche. Un mur, glacé contre mon dos, me fait frissonner. Deux policiers tournent dans notre allée, et je prie pour qu'ils ne nous repèrent pas. Enock me prend sous son bras, le

