Quand Enock me mordille la jambe pour jouer, je me jette sur lui, mais il recule et s'enfuit. Sa patte arrière cède à chaque fois qu'il atterrit dessus. Je lui offrirai d'autres soins une fois arrivés au cirque. Mordant à l'hameçon, je me lance à sa poursuite, le regard rivé sur son derrière. S'il veut une course, il l'obtient. L'adrénaline me parcourt les veines, et le sentiment de liberté me submerge, tous mes autres soucis étant relégués au second plan. Pas maintenant, pas sous ma forme de loup. Je ne me soucie que d'être un loup, rien d'autre. Mes pattes martèlent le sol en passant devant lui, m'éloignant d'un bond de sa gueule rauque. Il joue les sales tours, le vaurien. Maisons, arbres et clôtures métalliques de chaque côté de nous défilent dans un flou, et un mélange d'humains, de

