72L’obscurité tombait. Eloisa était toujours dans sa cellule, habillée de vêtements qui n’étaient pas les siens. À côté d’elle, non loin de la paille sur laquelle elle s’était jetée, perdue et désespérée, gisait le flacon de verre ambré, vide. Le poison n’avait provoqué que de violentes crampes d’estomac. La matinée était restée comme en suspens. Elle savait que le bourreau allait venir la chercher. Et le bourreau, ponctuel, était venu. Eloisa aurait voulu crier, pleurer, dire quelque chose, mais la peur avait pris sa gorge en tenaille. Elle ne pouvait plus bouger. Le bourreau l’avait saisie et déshabillée, tel un violeur, sans qu’elle oppose de résistance. Il l’avait laissée là, nue, par terre. Avant de sortir, il lui avait jeté d’autres vêtements. Eloisa était resté couchée jusqu’

