ICe soir-là, Marie Lafitte, en rentrant chez elle était fatiguée de sa journée à l’Institut.1 À la demande du directeur, elle avait organisé ce jour-là un séminaire sur la reconnaissance automatique des formes en peinture, à l’intention des historiens de l’art du Grand Ouest. La préparation de cette rencontre avait été une affaire diplomatique incroyable, qui devait ménager les susceptibilités. Il ne fallait pas que les informaticiens accablent les historiens de l’art de termes techniques, mais il était nécessaire aussi de préserver les informaticiens de la morgue de certains spécialistes des musées. Les conférences avaient été intéressantes. Certains experts en tableaux avaient clairement défini l’aide qu’ils attendaient des informaticiens. Le plus souvent, ils espéraient que l’automate
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