— On ne le dirait pas. — Si, Madame ! Qu’en savez-vous d’ailleurs ? Parfaitement de pure race ! Pleins papiers ! Ce qui n’est quand même pas donné à tout le monde. Mon chien Horace, c’est évident, n’est pas n’importe qui ! Il est comme nous tous, vous et moi, il a son caractère, il a ses têtes, il a ses principes, ses choix et ses préférences, ses détestations, ses amours et surtout ses humeurs. Il n’est pas obligé d’accepter que l’on approche la main de lui, ni de supporter qu’on le tripatouille à longueur de journée. Ce n’est pas un objet, ce n’est pas un jouet, ce n’est pas non plus une peluche, même s’il en a l’attrait et toute l’apparence. C’est un être vivant et sensible ; toute main sur lui, toute caresse, presque toujours maladroite, trop vive et trop brutale, est pour lui une agr

