Episode 20

1767 Words
**** Jacobin J'avais pris à la légère les préparatifs de mon mariage. Cependant, plus le temps passait, je me rendais compte qu'il y avait encore beaucoup à faire. Je voulais tellement honorer ma femme que tout ce que j'avais prévu paraissait toujours insignifiant. Ceci étant, j'apportai des modifications tout le temps pour apporter à mon mariage un cachet particulier. Eliab était toujours à mes côtés pour me servir. Il avait su gagner mon cœur même du vivant de mon père. Toute la réception devait se dérouler dans la cour royale. La bonne nouvelle était que mon père avait laissé un pactole uniquement pour mon mariage. Il ne s’était jamais trop appuyé sur les dons pour gérer sa famille, ce qui était plutôt rare dans d’autres chefferies où les populations étaient contraintes d’une manière ou d’une autre à subvenir aux besoins du roi . On dit souvent que chez les musulmans, on donne des présents dans la famille de la mariée lorsqu’elle se marie vierge. J'entendais aussi honorer spécialement les parents de ma femme pour l’avoir élevé dans la soumission et le respect en plus du fait qu'elle était restée chaste. Évidemment je réservais des surprises pour elle. Les décoratrices étaient à pied d'œuvre pour embellir le palais. Celui-ci était habillé en tissu pagnes traditionnel de l'ouest Cameroun. Au départ, j'avais même souhaité que le maire vienne officier au Palais, mais Eliab m’avait déconseillé en me donnant une idée plutôt géniale qui devait permettre que ma reine soit hautement honorée. A la veille du mariage, j’étais anxieux car je ne voulais aucune erreur. Les habits étaient confectionnés par un grand styliste modéliste en tenue afritude. Par ailleurs j'avais fait confectionner certains habits pour mes objectifs à moi (rire). Ma reine était bien entourée par les servantes qui faisaient tout pour la garder dans un climat de joie. Elle avait pour obligation de bien se reposer pour être en forme le jour J. Il est vrai que Daniella avait sollicité qu’elle offre un petit moment pour dire adieu au célibat. Elle avait donc réuni toutes ses servantes pour la circonstance. Au programme, elle donna son témoignage et encouragea les filles a ne jamais désespérer, de compter sur Dieu et no sur leur force. Les filles étaient toutes ouïes. Les commentaires allaient bon train dans l’espace aménagé dans le jardin pour la circonstance. Le dispositif de sécurité était plus que jamais renforcé. Pour ce qui est de Nathan, j’étais serein et pensais que s'il avait proposé à ma femme de partir avec lui, il aurait pu quitter aussi le pays. De toutes les façons, je menais ma petite enquête via mes agents secrets. La chefferie exige beaucoup de renseignements pour ne pas être pris de cours par certains événements. Après avoir fini de m’habille, je décidais de consulter mon téléphone qui n’avait pas cesser de signaler les messages. Tout à coup, j'entendis quelqu'un m'appeler. _ mon roi, je crois qu'il est temps de se rendre à la mairie de la ville. LaLa reine Ruth ne devrait pas être prête avant toi. _je suis déjà prêt donne-moi juste quelques minutes. Eliab était mon n’est man ce jour. Il retourna dehors pour m’attendre. Je lisais des messages de félicitations de mes amis de part le monde. Un message attira particulièrement mon attention : c’était celui du chef des élites de la diaspora. Je tombais presque de nues en lisant ce qui était écrit. Je pouvais m'attendre à tout sauf à un jet privé. Le message : Roi Jacobin. Nous élites du village avons décider de mettre a ta disposition un jet privé pour tout ta période de noces, fut-elle longue ou courte. Fin du message. Une heure plus tard. J’étais toujours dehors à attendre ma perle. Mes yeux avaient failli sortir de l'orbite : ma reine était sublime et avançait majestueusement comme la reine quelle était. Ses filles d'honneur vêtues de robe cousues en tissu pagnes plantaient un joli décor. Je la tins par la main, y posai un b****r qui la fit rougir. Ce jour j'avais décidé de la provoquer toute la journée afin de ne pas souffrir au temps opportun. Je la séduisais dès cet instant du regard me fichant de tous autour de moi. C'est ça qu'on appelle préparation psychologique. _ tu es ravissante mon amour de reine. _ je te trouve aussi particulièrement très beau mon roi. Tu es là meilleure chose qui me soit arrivée . Nous fûmes installés sur les sièges arrière. Hors du palais, il y avait un cortège de voiture blanches qui symbolisaient la pureté de Ruth. Elle était loin d’imaginer une telle surprise. A la vue de ça, elle se tourna vers moi. _ D’où sortent toutes ces voitures ? _ bah je n'en sais rien. Répondis-je d'un air sérieux. _ à voir la tête que tu fais, je ne te crois pas. _ hahaha ! A tout Seigneur tout honneur. Ces voitures sont là pour nous accompagner à la mairie. Ruth mis la main à la bouche et souffla profondément. _ Ne me dis pas que tu l'as fait pour moi mon cœur ? Ses larmes voulaient déjà couler. _ eh eh ! Du calme ! la fête ne fait que commencer. Ne gâte pas ton maquillage. Les garçons d’honneur vêtus de mêmes couleurs que les filles étaient au volant. Chaque voiture étaient décorées des fleurs de couleur rouge bordeau. La nôtre se glissa au milieu et de manière à être au même niveau que la dernière rangée. Lorsque fûmes aux milieu de ces huits voitures blanches disposée en 4 rangées, un départ synchronisé fut lancé. Les chauffeurs démarrent tous azimuts comme s'il s’agissait d'un défilé motorisé comptant pour la parade du 20 mai au Cameroun. Les chauffeurs roulaient tout doucement au point de susciter l’inquiétude de la reine. _ nous risquerons d’être en retard à cette allure. _ ne t'en fais pas le maire est préparé pour la circonstance, et tu sembles oublier que je suis le roi. C'est à eux de m'attendre, pas l'inverse. _ Effectivement je me vois toujours comme une citoyenne lambda. _ le cortège bien entraîné fit son entrée à la mairie. Notre voiture s’arrêta juste à l’entrée de la salle. Les voitures blanches occupèrent un parking spécial. A notre vue, les uns et les autres se prosternaient pour nous accueillir. Plusieurs de nos invités étaient prèsents. Les parents des mariés etaiebt vêtus d’une tenue speciale. Je pouvais lire dans les yeux de papa TCHANA la joie. Il faut dire que c’était ma première sortie publique avec Ruth. Elle semblait gêner de recevoir tous ces honneurs, pendant que j'etaisgenee de voir quelques regards indiscrets se poser sur elle. Certains hommes la regardaient comme s’ils allaient la dévorer. Une fois dans la salle, l’officier d’état civil prit la parole et fit lecture des articles 212 et 213. _ vous voyez donc monsieur KUITAT Jacobin et Mademoiselle TCHANA Ruth que le mariage n'est pas un jeu d'enfant. Avait fini par dire monsieur le Maire. Je guettais Ruth avec des yeux brulants de désir. _ y a-t-il quelqu'un dans la salle qui s'oppose à cette union ? Demanda-t-il. Après quelques minutes, personnes n'osa lever le petit doigt. _ puisque le roi a publié les bans et qu'au terme d'un mois personne n'a levé la voir pour revendiquer, je vous déclare mari et femme. _ vous pouvez embrasser la mariée. _ je pris son menton en coupe avant de poser mes lèvres sur les siennes. Une petite musique jouait en fond sonore. Je me fichais de tout ceux qui étaient là, bref je ne voyais que Ruth la merveille qui était autour de moi. A un moment donné, le maire reprit la parole. _ sa majesté vous pouvez garder le reste pour la suite. Je sais que ce jour est un jour spécial. Les histoires de patie Les cris de youyou fusaient de partout. Certains réclamaient et criaient. _ bissez ! Bissez ! Ruth me fit signe de ne rien essayer, bref je lus sa demande dans son regard. _ je me penchais vers son oreille pour lui chuchoter de petits mots doux. La préparation psychologique continuait. Il fallait réveiller sa libido pour ne pas avoir de mauvaises surprises et elle réagissait plutôt bien à mes provocations. Ceux qui réclament les baisers à la mairie me surprenaient beaucoup, surtout les célibataires. Je m’étais toujours demandé si ceux qui s'embrassaient leur transmettaient leur plaisir pour qu’ils réclament tant de bisser les baisers. Le maire ayant fini, demanda que nous prenions une photo de famille. Écrit par Poliandine L'on nous aida à nous positionner. Les photos furent faites et nous continuâmes en ville dans des espaces verts soigneusement aménagés. Je ne cessais de remercier mon père pour sa prévenance. Après la prise de photos, nous fîmes un petit tour de la ville et les populations nous ovationaient de part et d’autres . En revenant au palais, le décor avait considérablement changé. Un tapis rouge nous était dressé depuis l’entrée jusqu’à la loge des mariés. Les invités qui n’étaient pas à la mairie de bousculaient pour voir la mariée. _ je ne vois pas Nadège ici pourquoi ? Demanda Ruth. _ ma chérie la fête ne fait que commencer en lui donnant un b****r a la bouche. Elle va sûrement venir. _ si elle ne vient pas, ça ne va pas me surprendre, elle est toujours bizarre celle-là. _ ne te laisse pas attrister par ce genre de détail. Aujourd’hui c'est ton jour. Tes parents sont là et s'ils sont fiers de toi le reste n'est pas grave. _ tu as raison. Pendant ce petit moment de d’échanges l’impressario vint prendre la parole. C’était un journaliste. Ses collègues devaient d’ailleurs faire le reportage du mariage et faire passer sur leur chaîne de télévision. Après avoir introduit un humouriste de renom qui fit son show pendant 10 minutes, Il appela sur scène un groupe de musique gospel. _ waouh ! s’écria Ruth _ humm ! Ça te plaît ? _ demande moi plutôt si je veux danser. Sur ce elle se leva et commença a danser. Cette fille dansait et je ne pus résister a l'envie de la joindre dans la piste de danse. _ je lui jétais des billets de 10 000 francs CFA au furet a mesure qu'elle dansait. Les chasseurs d'images eurent de quoi rincer leurs yeux. _ Félicitations reine Ruth Kuitat en plus d’être la plus belle femme du monde, tu es aussi la meilleure danseuse. Les billets de 10 000 voltigeaient et les filles d’honneur les rassemblaient. Rassurez-vous ce n’était qu'un avant goût de ce que je comptais lui donner.
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