On l’assassine ! On l’assassine !La porte de l’hacienda était ouverte. Raymond s’avança sous la voûte. Tout paraissait abandonné. Pas une âme dans la grande cour entourée de bâtiments dont quelques-uns apparaissaient en ruines. C’était là, tout au plus, une higuela, ou plutôt une chacra, c’est-à-dire une toute petite hacienda dont les propriétaires devaient cultiver les plantes maraîchères qu’ils allaient vendre à la ville. Raymond avait, à sa droite, le bodega ou dépôt pour les marchandises et les outils agricoles et, à sa gauche, la casa ou maison qui devait servir d’habitation au propriétaire. Là encore, toutes les portes étaient ouvertes. Raymond fut rejoint par le commissaire et le marquis dans le moment qu’il retournait à l’auto dont il prit une lanterne qu’il alluma. Tous observaien

