Il fut fort embarrassé quand il s’aperçut que ce mouvement de retraite ne le débarrassait pas du compagnon qu’il venait d’acquérir à son grand regret. Marchait-il lentement ou à grands pas, l’étranger à costume puritain semblait déterminé à lui tenir compagnie ; et, sans chercher à le joindre où à entrer en conversation avec lui, il le suivait constamment, et ne lui laissait jamais qu’une avance de cinq ou six pas. Le roi hâta sa marche ; mais, quoiqu’il fût alors dans sa jeunesse, comme il continua à l’être dans son âge mûr, un des meilleurs piétons d’Angleterre, l’étranger, sans avoir besoin de courir, se maintenait toujours à la même distance avec une persévérance si infatigable, qu’elle blessa l’orgueil de Charles, et éveilla même ses craintes. Il commença donc à penser que, quelque da

