Chapitre XXVIII-3

1306 Words

– C’est tout ce que vous pouvez faire, dit-il, pour rester honorablement d’accord avec vous-même. – Ce que vous avez dit me suffit. – Vous ne pouvez rendre hommage à la main que je vous tends comme à celle d’un souverain ; mais vous ne m’empêcherez pas de prendre la vôtre comme mon ami, si vous trouvez bon que je me donne ce titre. – Du moins comme un homme qui vous veut du bien. L’âme généreuse d’Éverard fut vivement émue. Il prit la main du roi, et y posa respectueusement ses lèvres. – Oh ! s’il pouvait arriver un temps plus heureux ! s’écria-t-il. – Ne vous engagez à rien, mon cher Éverard, dit le bon prince partageant son émotion ; on raisonne mal quand on est ému. Je ne veux ni que personne s’attache à ma cause contre son opinion, ni que ma fortune déchue entraîne la ruine de ceux

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