Il montra à Mary le coin salon : – Mais venez donc vous asseoir. Elle se posa dans un lourd fauteuil de cuir noir et le notaire s’assit en face d’elle. – A la grande époque de Saint-Malo, dit-il, les armateurs habitaient tous derrière les remparts avec leurs familles. La plupart d’entre eux avaient, avant d’être devenus de riches notables, été de hardis marins. Le goût de la fête ne les avait pas quittés quand, devenus colossalement riches, ils menèrent une existence plus bourgeoise. C’est à ces fins qu’ils firent construire, en dehors des murs, ces maisons de plaisir où ils pouvaient à loisir s’offrir entre hommes, une ribote en compagnie de filles aux mœurs légères. C’est ce qu’on appelle « un vide-bouteilles ». Plus tard, ils voulurent de plus grandes maisons, pour accueillir toute l

