VIMme de Hornstedt n’avait pas perdu de temps pour répondre à Carolia, et celle-ci devait se trouver toute prête au départ, car on la vit arriver quelques jours plus tard, en même temps que la princesse Cécile de Hornstedt. La réception affectueusement empressée faite par Siegbert à cette dernière fit mieux ressortir l’indifférence avec laquelle il reçut son amie d’enfance. Très nettement, sous son impeccable politesse d’homme bien élevé, il sut lui faire comprendre qu’elle était l’invitée de sa tante, non la sienne... Aussi Carolia, en se retrouvant seule avec la comtesse Sophie, se jeta-t-elle à son cou en gémissant : – Il ne veut pas oublier ! Ah ! chère marraine, que je suis malheureuse ! – Ne te désole pas, ma belle chérie ! Un homme de ce caractère ne peut céder tout de suite, com

