IIILa veille de son mariage, Aélys fit une dernière promenade dans la forêt. En passant près de l’ancienne demeure des Heller, elle se demanda une fois de plus, avec un serrement de cœur, ce qu’ils étaient devenus. On n’en avait eu ici aucune nouvelle. Quelle existence menaient-ils là-bas, dans ces forêts de Söhnthal où ils semblaient tant redouter d’être appelés à vivre ? Le pauvre Johann, peut-être, avait été rappelé à Dieu ? Il semblait si malade quand Aélys l’avait vu pour la dernière fois. Elle frissonna au souvenir de la révélation que lui avait faite le garde sur les causes de l’accident. Mais, pour ceci, pensait-elle, le plus grand coupable était le comte Brorzen. Lothaire, à cette époque, n’était encore qu’un enfant. À cet homme, qui avait près de lui un rôle de conseiller, reven

