IIILe plus beau Lézard du monde ne peut donner que ce qu’il a, et ce qu’on a donné une fois on ne l’a plus. Or, le plus beau Lézard du monde avait donné son cœur, et donné sans réserve. Voilà ce que personne ne savait, et lui-même n’en savait pas plus que les autres. Cet amour lui était venu sans qu’il s’en aperçut : c’est ainsi que l’amour vient quand il doit rester ; et il était entré si avant dans ce cœur bien épris, que, l’eût-il voulu, il n’y aurait pas eu moyen de l’en faire sortir. Voilà comme on aime quand on aime bien, et quand on a raison d’aimer ce qu’on aime. Vous lui eussiez dit qu’il était amoureux que vous l’eussiez blessé et qu’il ne vous eût pas cru. Amoureux, lui ! dites dévoué, dites reconnaissant, dites respectueux, dites religieux, dites pieux, ou plutôt faites un mot

