Au bout des marches, on dévie dans une salle où Norman m’attend. Nos vêtements sont assortis. Le sien respire la prestance. Il n’y a rien à dire. Je retrouve le loup que j’avais croisé il y a quelques semaines, perché sur un tabouret de bar. La couleur ivoire s’accorde parfaitement à ses cheveux, lui donnant davantage l’allure d’un ange que d’une bête capable de vous brouiller l’esprit d’un simple geste de la patte. Sa présence produit toujours le même effet étrange. L’air autour de lui semble se stabiliser, comme si le monde ajustait instinctivement sa posture. Quand son regard se pose sur moi, je sens le poids précis de son attention. Je m’approche et pose ma main autour de son bras. — Tu es… remarquable, dit-il à voix basse. Le compliment me frôle sans vraiment s’ancrer. Je hausse

