XXI C’est ici que commence la tragédie véritable qui va finir mon histoire ; mais avant tout, qu’on me laisse soulager mon cœur en disant de quelle joie je fus saisi lorsque Proserpine recouvra sa liberté. Après avoir serré précipitamment la main au malheureux Crabanac et à ma nièce Sylvie, je me bâtai d’aller rejoindre Proserpine, qui m’attendait, pâle et triste, sur le perron du Palais de justice. Dans le premier transport de ma joie, je l’embrassai tendrement ; elle fondait en larmes. – Qu’avez-vous ? lui demandai-je. – Ah ! mon ami, ne voyez-vous pas qu’il ne m’aime plus ?… Je voudrais être morte ! J’essayai de la consoler ; mais elle continua : – Je sais bien que cela devait arriver un jour. Je sais bien qu’il devait retourner à sa femme et m’abandonner, moi, comme il m’a déjà
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