Chapitre 5 GINEVRA Je n’avais pas cessé de penser à Lorenzo pendant toute la semaine. J’avais lu des livres, visité des galeries d’art, participé à une réunion sur les droits civiques ; peine perdue, tout me semblait insignifiant et dénué de toute émotion. Ce n’était qu’en repensant à Lorenzo, à ce que je lui avais dit, que je me sentais vivre et aux anges. C’était incroyable ! J’avais été tentée de solliciter Maya pour me ramener de l’autre côté du fleuve mais je ne voulais pas lui demander ouvertement. Au fond de moi j’étais consciente du fait que mon action était erronée et que le danger encouru était réel. Mais c’était ce qui m’avait motivée ces derniers jours. Il suffisait que je ferme les yeux pour réentendre la voix chaude, profonde et légèrement rauque de Lorenzo. Sans p

