IV. M. de Clergerie l’eût sans doute rappelée en vain ; Chantal était entrée déjà sous l’ombre des tilleuls, de l’autre côté de la pelouse. Il ne vit plus qu’un instant sa jupe claire. Les deux chiens passèrent comme des flèches, épaule contre épaule – et derrière eux, dans l’herbe épaisse, un double sillon d’argent. Elle allait, ainsi qu’on s’échappe, d’un pas rapide, et pourtant calculé, furtif, le long du sentier étroit qui, à travers les buissons de laurier-rose et de seringas, tourne court vers les pâturages et la vieille petite ferme en ruines, au creux d’un vallon puéril, avec son unique peuplier, l’auge moussue, la mare envahie par les joncs. La pluie du dernier orage luisait encore dans l’ornière. Un gros merle surpris s’évada, parut rouler longtemps de feuillage en feuillage, à

