VIII-3

3017 Words

– Tu as raison, ma fille… Et, vois-tu, je suis enchanté, car ça pouvait finir plus mal encore. Il y a des mois que ça me tourmente, j’étais malade d’aller chez vous, tellement je te sentais malheureuse… Ah ! ils t’ont joliment dévalisée, les bonnes gens : ton argent d’abord, ton cœur ensuite… La jeune fille tâcha de l’interrompre. – Mon ami, je vous en supplie… Vous les jugez mal. – Possible, ça ne m’empêche pas de me réjouir pour toi. Va, va, donne ton Lazare, ce n’est pas un beau cadeau que tu fais à l’autre… Oh ! sans doute, il est charmant, plein des meilleures intentions ; mais je préfère que l’autre soit malheureuse avec lui. Ces gaillards qui s’ennuient de tout, sont trop lourds à porter, même pour des épaules solides comme les tiennes. Je te souhaiterais plutôt un garçon boucher

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