Lorsque je rencontrai Ailduin pour la première fois, ce fut dans son bureau feutré. Mon regard tomba alors sur un livre singulier, et un étrange sentiment me traversa : pourquoi possédait-il un ouvrage sur l’histoire des Gardiens loups-garous ? Sur le moment, je ne m’attardai pas davantage ; d’autres préoccupations m’accaparaient, veiller sur les membres de notre meute étant bien plus pressant. Ailduin me confia qu’il me devait une reconnaissance éternelle. Je n’avais jamais songé à exiger quoi que ce soit en retour. Ma motivation n’était pas stratégique : je n’agissais pas pour obtenir un levier sur sa famille, mais simplement parce que c’était juste. À l’époque, Aolis n’était qu’un petit garçon de cinq ans. Les semaines passèrent, puis les mois, et je me mis à rêver de posséder cet exem

