Après les cours, je raccompagnai Jason puis rentrai chez moi. À peine avais-je franchi la porte que mon père leva les yeux vers moi avec un sourire malicieux. Il me demanda, d’un ton faussement innocent, si je n’avais pas reçu de fleurs cette fois-ci. Mais mon visage devait trahir mon humeur, car son sourire s’effaça presque aussitôt et son regard devint inquiet. Sans répondre, je me dirigeai vers le salon et m’assis sur le canapé. Je pris une grande inspiration avant de lui raconter en détail le déjeuner extravagant que quelqu’un avait fait livrer pour moi. Il laissa échapper un sifflement admiratif en m’écoutant, puis déclara que ce genre de geste pouvait être interprété de plusieurs manières. Je lui tendis alors la carte sans dire un mot. Il la lut attentivement, puis resta silencieux

