LXVI

226 Words

LXVIC’était un matin radieux d’hiver, – de l’hiver si doux du Levant. Aziyadé, qui avait quitté Eyoub une heure avant nous et descendu la Corne d’or en robe grise, la remontait en robe rose pour aller rejoindre le harem de son maître, à Mehmed-Fatih. – Elle était gaie et souriante sous son voile blanc ; la vieille Kadidja était auprès d’elle, et toutes deux étaient confortablement assises au fond de leur caïque effilé, dont l’avant était orné de perles et de dorures. Nous descendions, Achmet et moi, en sens inverse, étendus sur les coussins rouges d’un long caïque à deux rameurs. C’était le moment de la splendeur matinale de Constantinople ; les palais et les mosquées, encore roses sous le soleil levant, se réfléchissaient dans les profondeurs tranquilles de la Corne d’or ; des b****s d

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