Vite fait, j’ai pris mon bain, classé mes affaires et je me suis rendue au Tek-Digital. Là, j’avais la paresse et je ne voulais rien faire, mais il y avait du travail. J’ai pris la décision de sortir pour un café. Je n’avais que son nom dans la tête : Lina. Je voulais qu’elle m’appelle et dise qu’elle veut qu’on se revoie. Le vide autour de moi.
« Mais elle a quoi de spéciale, pourquoi je me mets dans cette position? Et pourtant à tout moment elle peut me dire qu’elle n’est pas intéressée par moi. Ressaisis-toi. Il y a tellement d’applications, je pourrais chercher d’autres personnes qui soient directement dans mon délire. Bah si elle me rappelle, tant mieux. Je dois retourner au bureau. »
Je retourne au bureau et je me mets au boulot. J’avais un ami, George, et il m’avait contactée.
— Salut Nyra, long time.
— Salut George, quoi de neuf??
— Bah je suis en ville.
— Super. Je devine déjà que tu veux qu’on se voie ce soir.
— Ouais, tout à fait. En plus… non, tu verras.
— Dis-le moi stp, tu sais que j’aime pas les surprises, non.
— Je sais, mais cette fois je ne dirai rien. Tu verras ce soir.
— Quelle heure??
— 17h max.
— Tu m’envoies la localisation. J’ai presque fini au boulot et j’ai hâte de te voir, mon pote.
— Moi aussi. Alors on se capte tout à l’heure.
— Tout à l’heure.
George, comment le placer… Il est comme mon meilleur ami, celui qui sait tout de moi et je sais tout de lui. Mais il y a des trucs qu’on ne se dit pas, parce que vraiment, il ne faut pas croire à l’homme. J’avais hâte de le rejoindre vu qu’il cramait un truc pour moi. Je voulais savoir quoi. Il était déjà seize heures et je devais me dépêcher de rentrer. Arrivée à la maison, je me prépare et je prends le nécessaire pour sortir. Et puis je jette un coup d’œil à mon téléphone et là : deux appels manqués de la part de Lina.
Je ne voulais pas rappeler. Je regarde dans mes messages si George m’a laissé la localisation et bien oui, il l’a laissée. Et je m’en vais de ce pas. Avec les embouteillages du soir, j’ai opté pour prendre le métro, c’est plus rapide. J’arrive à la gare vers seize heures trente. Le prochain métro devait arriver après vingt minutes, je me voyais déjà être en retard. Quelque temps après, me voilà arrivée. Je l’appelle pour qu’il sorte me chercher. Il sort, dès qu’il me voit il se précipite pour m’embrasser.
— Ah mon amie, qu’est-ce que tu es toute belle. Tu es beau et mignon.
— Toi aussi. Ta taille, mais c’est quoi frérot??
— Laisse comme ça, je ne sais plus quoi faire. Alors on entre??
— Ouais, carrément.
— T’es pressée de savoir ce que j’ai prévu pour toi.
— Grave! Grave!
— Alors déjà, tu vas kiffer parce que je sais que tu es célibataire. Je t’ai ramené une nana.
— C’est mon goût, t’es sûr hein.
— Sans bruit, frère. La vie de ma mère, tu vas kiffer. Elle a le cul lolo. [en riant]
— Tu as tâté ou quoi?? Mdr.
— C’est une lesbienne, frère. C’est pas un terrain pour moi. Fais-moi confiance.
— Je te jure que si tu n’étais pas mon pote, j’allais t’embrasser, frère.
— Mais qu’est-ce que tu dis?? T’es malade, wesh?
— Tu veux pas ou quoi??
— Je ne suis pas pédé. On arrive bientôt. Tiens-toi.
— J’ai le cœur qui bat, mais ça va.
On est arrivés et il m’a présentée à Sasha, que je connaissais déjà, et à la nouvelle qui m’a dit qu’elle s’appelait Elena. Elle était belle, bien en plus, la taille, la beauté physique, je validais tout. Elle me plaisait physiquement et je n’étais pas si sûre que c’était réciproque, car elle me dévisageait des yeux. Je me sentais un peu trop jugée. On dirait même que durant toute la soirée, elle m’a évitée. J’avais la gêne et j’ai laissé un message à George pour qu’il sache que je ne me sens plus dans le mood de continuer la soirée.
— Non non! Reste là. Tu as peur des nanas maintenant??
— Non, c’est juste qu’elle me dévisage, frérot. Je l’intéresse pas, peut-être.
Pendant qu’on causait, Sasha a remarqué qu’on s’écrivait.
— Pourquoi vous vous textez, alors que vous êtes côte à côte? On vous dérange peut-être??
— Rien à voir avec vous, les filles.
— Et alors?? Vous pouvez parler librement, on ne mord pas ici.
— En plus c’est chelou, en fait. On peut pas être là, y’a pas de conversation, et vous vous souriez sur vos écrans. C’est pas poli.
J’avais pris mon courage à deux mains et je m’étais lancée.
— Elena, tu peux venir avec moi deux minutes, s’il te plaît?
— Ouais, bien sûr, je te suis.
« George & Sasha »
— C’est quoi ces messes basses??
— Rien, bb.
— Tu me la fais pas à moi, négros.
— Et bien ça va! Ça va! Tiens mon portable, tu entres dans ma messagerie avec Nyra.
— Ah la vache. Dinguerie. Vous êtes marrants, hein, chérie.
— Mdr. Je te commande encore une??
— Non, ça va.
« Elena & Nyra »
— Ça va??
— Ouais, et toi?
— J’aimerais te dire oui, mais non.
— Vas-y, accouche.
— Ça se voit tellement que ça.
— Ouais! Tu n’arrives même pas à tenir sur tes deux pieds. Tellement tu es angoissée.
— Ah ouais. Bah je voulais savoir si je te plais aussi.
— Je ne sais pas. Mais t’es pas mal. Ton physique, ta démarche, j’aime bien. En plus tu as du charisme.
— Donc tu valides?
— Non! Il va falloir qu’on apprenne à se connaître d’abord.
— T’es sûre de toi. Parce que moi je me voyais déjà t’embrasser.
— Vas-y, tu peux. Mais cela ne voudrait rien dire. Réveille-toi un peu. Allons sur de bonnes bases. Tiens, je te donne mon numéro et on reste en contact.
— Super, on reste en contact. Si cela ne te dérange pas, j’aimerais que tu passes la nuit chez moi ce soir.
— Hummm!!
— Tkt, les autres y seront aussi. Tu n’as pas à t’en faire.
— S’ils viennent… et bien bah moi aussi.
[À suivre...]