VI Où les choses se gâtent En les voyant dégainer, Beaurevers les avait imités. Il avait donc, lui aussi, l’épée à la main, et il les surveillait de son œil étincelant. Il profita de l’espèce d’hébétude dans laquelle les plongeait sa soudaine apparition et – catastrophe effroyable – la disparition du précieux parchemin, pour se placer de manière à pouvoir évoluer à son aise. En même temps, il expliquait de sa voix mordante et railleuse : « Rassurez-vous, messieurs, ce parchemin n’est pas égaré... il est entre mes mains... C’est vous dire qu’il est en bonnes mains. » Sa voix cinglait. Toute son attitude était une insulte et une bravade. Mais, tandis qu’il parlait, les autres se remettaient. Bien qu’il fût désarmé, le vidame s’était jeté devant le duc et lui faisait un rempart de sa po

