– Hier encore, je vous disais que je ne pouvais être votre femme. Vous le voyez : les vôtres ne veulent pas de moi ; je le sentais depuis longtemps. Votre mère ne nous donnera pas sa bénédiction… les autres non plus. Vous êtes trop généreux pour vous repentir plus tard, mais vous serez malheureux à cause de moi… victime de votre bon cœur. – Oh ! c’est bien vrai, Nastenka ! C’est un bon cœur…acquiesça Éjévikine qui se tenait de l’autre côté du fauteuil, c’est cela, ma fille, c’est justement le mot qu’il fallait dire ! – Je ne veux pas être une cause de dissentiments dans votre maison, continua Nastenka. Ne vous inquiétez pas de mon sort, Yégor Ilitch, personne ne me fera de tort, personne ne m’insultera… Je retourne aujourd’hui même chez mon père. Il faut nous dire adieu, Yégor Ilitch… L

