– Calmez-vous, Yégor Ilitch ; calmez-vous ! s’écria Anfissa Pétrovna. Ne tuez pas votre mère. – Je ne tuerai pas ma mère, Anfissa Pétrovna, mais frappez ! Voici ma poitrine ! continuait mon oncle au paroxysme de l’excitation, comme on voit les hommes de caractère faible une fois à bout de patience, encore que toute cette belle ardeur ne soit qu’un feu de paille. – Je veux dire, Anfissa Pétrovna, que je n’ai dessein d’offenser personne. Je commence par déclarer que Foma Fomitch est l’homme le plus généreux, qu’il est doué des plus hautes qualités, mais il a été injuste envers moi dans cette affaire. – Hem ! grogna Obnoskine, comme pour pousser encore mon oncle. – Paul Sémionovitch, mon honorable Paul Sémionovitch ! Croyez-vous vraiment que je ne sois qu’une poutre insensible ? Mais je vo

