Il y a des gens qui avancent dans la lumière. Et il y a ceux qui apprennent à marcher dans l’ombre… jusqu’à en faire une maison. Eidan appartenait à la seconde catégorie. Il se tenait près de la fenêtre de son appartement, un mug encore fumant entre les doigts, la ville étalée sous lui comme une carte vivante. Les voitures glissaient lentement le long des avenues, les passants traversaient les trottoirs, des enfants couraient derrière un ballon au loin. Le monde semblait paisible. Mais il savait, lui, que la paix n’était qu’une illusion qui s’achète cher. Il observa les toits, les rues, les ombres. Quelque part là-bas… le Diable s’agitait. Et rien ne lui donnait plus de satisfaction que cette idée. Son homme de main entra sans bruit. — Les rapports du matin, chef. Eidan ne se r

