La rumeur arriva comme toutes les rumeurs dangereuses : pas avec des cris… mais avec un murmure. Un homme frappa à la porte du bureau de Liu, hésitant une seconde avant d’entrer. Lena était là, assise près de la fenêtre. La lumière grise de la fin d’après-midi enveloppait la pièce d’un voile froid. — Boss… on a quelque chose, dit l’homme d’une voix tendue. Liu releva la tête. — Parle. Un silence court, lourd. — On dit… que le fils de Saren serait quelque part en ville. Personne ne l’a vu. Personne ne sait où il vit. On ne connaît même pas son visage. Mais… il serait là. L’air sembla se figer une seconde. Pas de panique. Pas d’éclat. Juste une tension froide. Lena sentit son cœur se contracter. Liu resta immobile. Ses yeux se durcirent très lentement. — Depuis quand cette rum

