» Mon ami, tu le comprends maintenant, il n’y avait plus d’enthousiasme, plus d’espoir, plus d’illusions, plus de flamme dans mon affection pour elle ; mais l’amitié fidèle, un dévouement toujours entier, un grand respect de ma parole et de ma dignité, une compassion paternelle pour cette faible et violente nature, un amour immense pour mes enfants avec une tendresse plus raffinée peut-être pour celui que ma femme n’aimait pas, c’en était bien assez pour me retenir à Valvèdre. J’y passai une année qui ne fut pas perdue pour ma jeune sœur et pour mes fils. Je donnai à Paule une direction d’idées et de goûts qu’elle a religieusement suivie. J’enseignai à ma sœur aînée la science des mères, que ma femme n’avait pas et ne voulait pas acquérir. Je travaillais aussi pour mon compte, et, triste c

