J’embrassai Paul en frémissant et en pleurant. Il s’étonna de mon trouble et me regarda avec son air chercheur et pénétrant. Je me remis bien vite et l’emmenai chez moi, où son petit bagage avait été déposé par Henri. J’étais bien agité, mais, en somme, ivre de bonheur d’avoir à soigner et à servir cet enfant, qui me rappelait sa mère comme une image confuse à travers un rayon brisé. Par moments, c’était elle dans ses heures si rares de gaieté confiante. D’autres fois, c’était elle encore dans sa rêverie profonde ; mais, dès que l’enfant ouvrait la bouche, c’était autre chose : il avait, non pas rêvé, mais cherché et médité sur un fait. Il était aussi positif qu’elle avait été romanesque, passionné comme elle, mais pour l’étude, et ardent à la découverte. Je le promenai partout. Je le pr

