CHAPITRE 14

4713 Words
Je n'ose pas rentrer dans l'appartement de la vieille dame qui est rempli de tête d'animaux empaillés, d'objets très étrange et d'un corbeau qui émet des piaillements horrible. J'ai l'impression d'être dans les abysses de l'enfer et je ne me sens pas très à l'aise. Une petite voix me dit de rebrousser chemin, mais je veux savoir pourquoi elle m'a demandé de venir. Au milieu de son salon, elle me fixe sans bouger d'un millimètre. Vieille dame : Tu peux entrer, je n'ai pas l'intention de te faire du mal. Lalie : En fait, ce n'est pas vous le problème, mais votre goût très lugubre en matière de décoration. Elle hausse un sourcil assorti d'un sourire en coin et d'un geste de la main, elle chasse le corbeau de son appartement et me fait signe d'avancer. D'un pas hésitant, je pénètre dans le salon en me demandant ce qu'elle me veut cette fois. Vieille dame : Je t'ai demandé de venir car j'ai eu une nouvelle vision sur toi. Je soupire en me remémorant la phrase d'Emilie, " Les prophètes ne peuvent pas prédire la mort d'une sorcière." J'ai le cul entre deux chaises, d'un côté, j'aimerais en savoir plus, de l'autre, je suis méfiante et ne préfère rien savoir de ce qu'elle va dire. Lalie : Vous allez encore me dire que je vais mourir ? Elle fronce les sourcils pas très contente de ce que je viens de dire. Cette femme est très étrange, elle a prédit ma mort et là, j'ai l'impression d'exagérer. Faut savoir ! Vieille dame : La mort n'est qu'un détail, je parle plutôt de changement, de problèmes et de bonheur. J'écarquille les yeux en clignant plusieurs fois des paupières comme une idiote. Des changements : Émilie m'en avait parler, des problèmes : je suis en plein dedans et du bonheur : fait-elle référence à ma relation avec Nelson ? Lalie : Je n'arrive plus à vous suivre... Vous avez prédit ma mort et la trahison de mon entourage en plus de la solitude... Et maintenant, vous me prédisait le bonheur ? Tss... On marche sur la tête ! Vieille dame : Les prédictions changent en fonction des événements que subit la sorcière. Lalie : Ça veut dire que tout ce que vous prédisait n'est pas certain, si je comprends bien ? La vieille dame hoche la tête pour confirmer mes dires. Je n'arrive pas à la cernée, moi qui suis observatrice sur les personnes que j'ai en face de moi, là c'est complètement différent avec elle. J'avise ma montre, je suis en retard donc je lui fais comprendre : Lalie : C'est tout ce que vous vouliez me dire ? Je suis en retard pour le boulot. Vieille dame : Je ne te retiens pas plus longtemps. Tâche d'être prudente. Ton avenir est incertain et très flou. A la boutique, je suis dans mes pensées. Ma conversation avec la vieille dame tourne en boucle dans ma tête. Je ne suis plus sûr de rien après ces dernières paroles : " Ton avenir est incertain et très flou." Je soupire et me ressaisis quand je sens une présence que je ne voulais pas voir près de moi : Dylan Robinson. Je me tourne et m'arrête dans le remplissage du rayon. Lalie : Monsieur le Maire... Dylan : Bonjour Lalie, vous avez oublié notre rendez-vous, je vous ai attendu, vous savez ? Lalie : Je sais et je m'en excuse. J'ai eu un imprévu. Monsieur Robinson me regarde d'un air sceptique. Pourtant je ne dis que la vérité et puis de toute façon, je n'avais pas l'intention d'y aller. Sa nature l'empêche de faire ce genre de chose, il doit le savoir alors pourquoi il insiste ? Sofia me rejoint ce qui distrait Monsieur Robinson donc il se détourne de moi. Tant mieux ! Sofia : Le livreur demande ta signature pour la livraison. Lalie : Ok, j'y vais. Excusez moi monsieur Robinson. Lorsque je passe près de Sofia, elle m'envoie un regard suppliant. La pauvre, elle va devoir le supporter jusqu'à ce que je revienne. Je lui lance un regard navré et me dirige vers la réserve. Je signe les papiers puis je passe à la vérification quand la sonnette de la porte retentit. Je soupire, décidément on ne veut pas me laisser tranquille. Je me dirige vers la porte et l'ouvre. Des prunelles hypnotique bleu gris s'ancrent aux miennes et un sourire ravageur s'offre à moi : Nelson. Je m'appuie contre l'encadrement de la porte et croise les bras avec un sourire malicieux. Lalie : Bonjour monsieur Reyes, que puis-je faire pour vous de si bon matin ? Il ne me réponds pas tout de suite toujours son sourire charmeur sur les lèvres. Il me prend par les hanches et m'attire près de lui en cherchant mes lèvres sans les touchées. Une douce chaleur m'enveloppe, j'aime qu'il prenne ce genre d'initiative à mon égard. Ses mains serrent un peu plus ma taille d'un geste possessif puis il me regarde droit dans les yeux et finit par me répondre : Nelson : Bonjour mademoiselle Woods, je voulais vous voir et je ne pouvais pas attendre que vous ayez débaucher. Lalie : Quel impatient vous faîtes ! Mais ce n'est pas pour me déplaire ! Il me souris avant de poser ses lèvres sur les miennes. J'ai l'impression de les goûter pour la première fois et c'est juste exquis ! Mes mains parcourent son torse musclé et nous nous perdons dans notre b****r, plus rien n'existe autour de nous. Sa visite inattendue et son b****r passionné recharge instantanément mes batteries. Soudain, il grogne contre mes lèvres et je comprends que quelqu'un est derrière moi, je soupire et m'écarte de lui à contrecoeur avant de me retourner pour faire face à monsieur Robinson qui nous regarde sévèrement, les bras croisés sur son torse. Lalie : La réserve est interdite au public monsieur Robinson ! Dylan : Je vois ça... Il foudroie Nelson du regard qui lui rend la pareil. Un combat silencieux se passe sous mes yeux. Nelson croise les bras d'un air arrogant presque provocateur envers monsieur Robinson et lui dit : Nelson : Alors qu'est ce que vous attendez pour vous en aller ? Monsieur Robinson serre les dents, je trouve son comportement un peu exagéré, c'est très surprenant. J'ai l'impression d'être au milieu d'un combat de coqs qui se battent pour une poule. Dylan : J'ai besoin de parler à Lalie. Cela vous pose un problème ? Le fait que monsieur Robinson m'appelle par mon prénom ne plaît pas du tout a Nelson qui le couve d'un regard noir du genre possessif et coléreux. Je soupire et tente d'apaiser cette soudaine tension qui vient de s'installer : Lalie : Je ne me répéterai pas une deuxième fois monsieur Robinson, sortez d'ici ! Il grince des dents, grogne, décroise les bras et tourne les talons mais juste au moment de passer la porte, il se retourne, fixe Nelson avec défi et lui dit : Dylan : Elle ne vous mérite pas ! Nelson arque un sourcil arrogant assorti d'un sourire en coin tandis que monsieur Robinson sort de la réserve. Je soupire une nouvelle fois quand Nelson ouvre la bouche : Nelson : Il se prend pour qui lui ?! Lalie : Il se croit tout permis laisse tomber. Il soupire, s'avance vers moi et m'embrasse tendrement avant de me dire : Nelson : J'essayerai de passer te voir ce soir. Je hoche la tête puis il sort par la porte de secours. Je referme derrière lui et me remets au travail. Le soir, il est 20h lorsque je me gare devant l'immeuble. Aucun autre incident s'est produit depuis cette joute provocatrice entre monsieur Robinson et Nelson et heureusement ! J'ai déjà assez à faire ! Je verrouille ma voiture et quand mon regard se pose sur l'entrée de l'immeuble, j'aperçois à ma grande surprise Ava qui est assise sur les marches. Je me fige pas bien sûr de quoi faire. Au bout d'un moment, j'inspire profondément et me dirige calmement vers l'entrée. Ava me regarde froidement et se lève lorsque je suis à sa hauteur. Ava : Tu pourrais prendre des nouvelles quand même ! Le ton de sa voix est agressif, je ne sais pas comment réagir à cela. La Ava que je connais n'est pas là personne qui est en face de moi c'est certain ! D'un ton similaire au sien, je lui réponds : Lalie : Si c'est pour me faire des reproches, tu peux t'en aller ! Je n'ai pas envie de supporter tes humeurs ! Elle me regarde méchamment, je sais que je ne dois pas rentrer dans son jeu étant donné que ce n'est pas elle, mais quelque part ça me fais mal de la voir comme ça, que notre relation subisse autant d'animosité. J'en ai un pincement au cœur malgré tout. Ava : Tu préfère passer ton temps avec lui c'est ça ?! Dis le tout de suite ! Une colère noire m'envahit, de base elle ne m'aurait jamais parler comme ça. Je soupire d'agacement, je veux faire quelque chose pour elle. Je ne veux pas attendre que ça s'envenime encore plus ! Sans un mot, je la fixe et me rapproche d'elle en plongeant dans son regard sombre et haineux. Lalie : Et toi alors ?! Où est-ce que tu étais quand j'avais besoin de toi hein ?! Tu t'es envoyer en l'air avec Oliver ?! Ava explose de colère et me gifle violemment. On dirait que j'ai fais mouche dans son esprit. Je me touche la joue, mes cheveux cachent mon visage et un rire nerveux m'échappe tandis que je me ressaisis en la regardant droit dans les yeux, elle me dévisage sans une once de regret dans le regard, puis elle me dit d'un ton tranchant : Ava : Laisse Oliver en dehors de ça ! Et d'ailleurs, ça ne te regarde pas ! Je grogne de mécontentement, la façon dont elle prend sa défense ne me plaît pas du tout. Il va falloir que je remédie à tout ça ! Soudain, Ava regarde dans le vide les yeux éteints et dis d'une voix presque robotique : Ava : J'arrive... Elle tourne les talons en marchant d'une démarche automatique. Mais un détail dans cette attitude me paraît familier, j'ai cru voir dans un livre qui parler de ce genre de phénomène, le plus fort détient le pouvoir de communiquer avec les autres par la pensée collective. Bizarrement, ce phénomène était surtout pour les vampires de l'Arcane. Comment Oliver a pu se prémunir de cela alors qu'il ne fais pas parti de l'Arcane ? Est-ce le fait qu'il dévie toute magie sur Markus et de profiter pour lui enlever cela ? Mes pensées se bousculent dans ma tête, non seulement je ne peux rien faire de peur de me faire tuer par Markus mais en plus je ne peux pas libérer Ava de cette emprise, elle y est fermement attachée, ça se sent. Je souffle et passe la porte de chez moi. Cette situation me mets dans tout mes états et je n'ai qu'une hâte : y mettre un terme une bonne fois pour toute ! Un peu plus tard dans la soirée, mon téléphone se met à sonner, c'est Aaron : Lalie : Allô ? Aaron : Salut Lalie, j'ai besoin de ton aide ! La voix d'Aaron est presque paniquée et cela ne me rassure pas. Lalie : Qu'est ce qui se passe ? Aaron : Le chef... il est pas clair ! Je suis dans son bureau et j'ai trouver un plan de construction de la Secte avec des tas d'objets étranges ! C'est maintenant qu'il s'en rend compte ? Mais je me méfie quand même, on sait jamais. Lalie : Tu as quelque chose qui te protège ? Aaron : Bien sûr ! J'ai encore la chaîne protectrice que tu m'as offert l'année dernière ! Ah oui, j'avais oublié ce petit détail. Étant donné qu'Aaron est en contact permanent avec les chefs et les conseillers, je lui avait offert une chaîne qui permet de protéger son esprit de toute incursion. Maintenant que j'y pense j'aurais dû en offrir une à Ava. Lalie : Quel genre d'objets ? Aaron : Hum... Attends... Des mouvements se font entendre dans le combiné accompagné de bruits sourds. Au bout de quelques instants, il reprend le téléphone et me dit : Aaron : Il y a des plantes, des symboles étrange sur le plan, une petite statue en forme de taureau et... la liste de tous les mercenaires de la Secte... Ton nom est barré... Je suis stupéfaite que mon nom soit barré mais la statue en forme de taureau m'intrigue au plus haut point. Tous les chasseurs que j'ai croisé avait un tatouage en forme de taureau est-ce le symbole du groupuscule ? Lalie : Je vois... Écoute, prends tout en photo et envoie les moi et par pitié sors de son bureau, on sait jamais. Aaron : Mais... Lalie : Aaron, il est dangereux. Fais ce que je te dis s'il te plaît. Bonne nuit. Il me souhaite une bonne nuit puis nous raccrochons. Je soupire en jettant mon téléphone sur la table basse et m'enfonce dans mon canapé moelleux. Je m'abandonne au calme et au silence en fermant les yeux quelques instants. Une pensée me traverse : la relation que j'entretiens avec Nelson. C'est arrivé tellement vite, est-ce le fait que nous soyons lié par un lien ou est-ce... autre chose de plus concret ? Je n'arrive pas à identifier la nature de notre relation mais une chose est sûr : je ne le laisserais jamais tomber peu importe la situation. La distance m'as énormément touchée, j'ai ce besoin constant de le savoir pas trop loin de moi car je sais que je deviendrai folle s'il serait rester là où il était il y a quelques semaines. Je secoue la tête pour mettre de l'ordre dans mes pensées et rouvre les yeux, le calme de mon appartement commence à m'agacer. Je me lève du canapé et décide d'aller prendre une douche mais en me dirigeant vers la porte de la salle de bain, je me fige net. Une aura malveillante m'enveloppe sans que je puisse y faire quoi que ce soit. Des échos de voix désincarnée se font entendre dans ma tête. Elles ne sont pas fortes et sont à la limite du supportable mais l'aura en question est très désagréable. Ce ne sont pas les symptômes de mes visions mais quelque chose de vaguement familier et différent. Soudain, l'image d'Oliver s'impose dans mon esprit, plus mauvais que jamais et une pointe de satisfaction dans les yeux avec surtout un sourire suffisant sur les lèvres. Je n'arrive pas à m'en défaire quand sa voix fait taire toutes les autres dans ma tête et me dit : Oliver : Gloire aux chasseurs ! Petit à petit, les voix se taisent et je peux enfin bouger. C'est flippant ! En gros, Oliver me provoque ! Prise de fatigue, je vais me coucher, la tête cotonneuse et engourdie. Le lendemain, je suis à la Secte avec Nolan et Aaron. Ça fait 10 minutes que nous sommes sur la terrasse dans un silence pesant. Nous nous sommes tout dit au sujet d'Oliver : ses comportements, son attachement à Ava, le groupuscule de chasseurs et la manipulation mentale de tous les mercenaires de la Secte. Maintenant, nous réfléchissons chacun de notre côté, Nolan a les bras croisés et grimace, Aaron s'est plonger dans de profondes réflexions et moi je ne sais pas comment tout ça va se terminer et ça m'angoisse en plus de cela Josh est encore introuvable. Nolan : Faut absolument mettre fin à cette histoire avant que ça ne s'empire ! Aaron : Je suis d'accord mais comment s'y prendre ? On a pas à faire à un simple sorcier. Les regards de mes amis convergent aussitôt sur moi, je me fige et croise les bras en soutenant leurs regards. Lalie : Ça ne sert à rien de me regarder comme ça, ma magie ne va pas arranger les choses... J'ai déjà essayer... Nolan : Il va falloir y réfléchir sérieusement. Ava dépend d'Oliver... Je détourne le regard soudain prise de culpabilité en me souvenant de notre dispute devant l'immeuble. Elle était tellement sur la défensive quand j'ai parler d'Oliver, aurais-je fait pareil si elle aurait dit ça de Nelson ? J'en sais rien mais ses allusions dû au fait que je passe plus de temps avec lui qu'avec elle ne m'as pas du tout plu, j'étais même très en colère de ses reproches. Aaron : Lalie, pourrais-tu nous informer si vous les sorcières aviez plus d'informations sur lui ? Lalie : Je vous tiendrez au courant mais en revanche s'il doit y avoir un combat, je ne peux pas me permettre de vous mettre dedans. Nolan : Pourquoi ça ?! Je me tourne vers Nolan qui n'apprécie pas du tout ce que je viens de dire. C'est une des règles du Cercle des sorcières : ne jamais mettre un ou plusieurs humains dans une confrontation surnaturelle, je risque d'en payer le prix ou pire ma grand-mère peut décider de m'enlever mes pouvoirs et je ne veux pas prendre le risque. Je me suis trop accroché à mes pouvoirs et j'ai mis un temps fou pour les paufiner correctement. Lalie : Nolan on en a déjà parler et il est hors de question que je vous mettent en danger. Nolan se résigne après plusieurs jurons bien fleuris et un long et bruyant soupire. Aaron prend la parole : Aaron : Nous te faisons confiance, en attendant, s'il doit avoir un combat, nous tiendrons Oliver à distance. Je hoche la tête reconnaissante de leur initiative, j'espère juste que Nolan ne se laissera pas emporter par ses émotions. Quelques heures après, je suis à la boutique quand mon téléphone se met à sonner. En voyant l'identité de l'appelant, mon cœur se met palpiter à toute vitesse dans ma poitrine, c'est Nelson. Je fais signe à Sofia que je reviens et décroche en me dirigeant vers la salle de pause : Lalie : Allô ? Nelson : Bonjour Lalie, je ne te dérange pas ? Lalie : Tu ne me dérange jamais. Qu'est ce qui se passe ? Je sens le sourire de Conrad derrière le combiné avant qu'il me dise : Nelson : Lexie a retrouver Josh, elle voudrait te voir. Grand-mère a réussit à le localisé ?! Je pousse un soupire de soulagement. J'ai l'impression qu'un poids énorme vient de s'enlever sur mes épaules. Lalie : J'arrive. Merci Nelson. Nelson : Je t'en prie ma belle. A tout à l'heure. Nous raccrochons et je retourne dans la boutique pour prévenir Sofia. Lalie : Sofia, j'ai un rendez-vous important. Tu peux garder la boutique ? Sofia : Bien sûr. A demain Lalie ! Je lui fais un signe de la main, récupère mes affaires et sors de la boutique. Arrivée au QG, je suis surprise de voir Brad discuter avec une femme magnifique que je n'ai jamais vu. Elle a les cheveux noir de jais et des yeux bleus hypnotique. Soudain, je fais le lien, elle ressemble énormément à Nelson, serait-ce sa mère ? Je secoue la tête et vais rejoindre ma grand-mère. J'entre dans la salle des rituels où ma grand-mère se tient derrière la table de travail, elle me souris lorsqu'elle m'aperçois. Lexie : Bonjour ma grande. Lalie : Bonjour grand-mère. Je m'approche d'elle et de plus près, son visage semble très fatigué. Ça n'a pas dû être facile de retrouver Josh avec l'aura d'Oliver qui bloque toutes les magies. Je suis curieuse de savoir comment elle a fait sans que ça n'arrive sur Markus. Lalie : Nelson m'a dit que tu avais retrouver Josh. Comment tu as fais pour le localisé sans t'attirer les foudres de Markus ? Lexie : J'ai tout simplement absorbé un peu d'énergie à Markus et un peu de celle d'Oliver pour éviter les répercussions Inutiles. Lalie : Astucieux ! Où est Josh alors ? Grand-mère me sourit avant de me montrer le plan de la ville sur la table. Sur le plan se trouve une épingle à nourrice plantée à la verticale. Je comprends immédiatement que c'est l'emplacement de Josh, quand je lis le nom de la rue, la mâchoire m'en tombe littéralement. Je relève les yeux vers ma grand-mère et lui dit : Lalie : Royal street ? Les vaudous sont là-bas ! Lexie : Je sais et ça fait une meilleure couverture pour un sorcier tel qu'Oliver. Lalie : Je vois... Royal street est bondée de galeries d'art, d'antiquitaires, de restaurants, de bars et de musicien de rue qui jouent du ragtime, du blues ou du jazz. Cette rue a aussi des vampires, des loups-garous et des vaudous. Les vaudous n'aiment pas trop que les sorcières empiètent sur leur territoire, il va falloir être prudent et discret. Lexie : Je t'en dirais plus quand je me serais reposé, ça n'a pas était de tout repos. Ma grand-mère commence à marcher mais vacille, je la soutiens et l'accompagne dans sa chambre du QG. Après avoir installé ma grand-mère et qu'elle se soit endormie, je sors de la pièce discrètement. Je sens que même si on retrouve Josh, les problèmes vont continuer et cela n'augure rien de bon pour l'avenir. Je soupire et entre dans la pièce principale où se regroupe les sorciers et les sorcières pour se détendre. Sans m'en rendre compte, je passe à côté de Brad et entends la voix exagérément forte de la femme avec qui il est. Je me retourne et vois que Nelson les a rejoins, la femme le tient par le bras et lui dit : ??? : Nadia aimerait tellement te revoir mon fils, je sais que vous êtes fait l'un pour l'autre et que vous allez vous marié. Bon une chose est sûr : c'est la mère de Nelson. En revanche, c'est qui cette Nadia avec qui il doit se marier ?! Intriguée, je me rapproche de quelques pas en masquant mon aura. Nelson lui répond d'un ton agacé : Nelson : Cela arrange vos affaires mère mais je ne suis pas consentant à ce mariage arrangé ! Nadia et moi ne sommes pas compatible ! ??? : Voyons, on en a déjà parler. Cette fille est faites pour toi. Mon chéri dis-lui ! Brad hausse les épaules totalement neutre au forcing de sa femme. J'admire cette nonchalance noble, ça lui ressemble. Brad : Notre fils fait ce qu'il veut, nous ne sommes plus dans l'époque des mariages arrangés. Laisse le. Je pourrais rouler un patin à Brad, apparemment madame Reyes à l'air d'être rester dans une époque lointaine et cette histoire n'a pas l'air d'être nouvelle avec ce mariage arrangé. Je m'éclipse comme si je n'avais rien entendu et me dirige vers la grande porte pour quitter la pièce quand Brad m'interpelle. Et merde ! Brad : Ah Lalie ! Je me retourne tandis qu'il me fais signe de venir les rejoindre. Je calme les palpitations bien trop rapide de mon cœur et m'avance vers eux. Brad : Lalie, j'aimerais te présenter ma femme et la mère de Nelson, Alice. Alice, je te présente Lalie Woods, la petite fille de la matriarche de Cercle des sorcières. Alice me lance un regard dédaigneux avant de changer d'attitude du genre fausse amitié et très exagéré : Alice : Enchantée mademoiselle... N'ayant pas confiance en son aura malfaisante, je ne lui prends pas la main qu'elle me tend pour me saluer. Cette femme a l'air de jouer un rôle différent suivant les personnes qu'elle a en face d'elle et ça ne me plaît pas. Alice me regarde sévèrement tandis que je croise les bras sous ma poitrine en soutenant son regard quand elle me dit d'un ton sec : Alice : La matriarche ne t'as donc pas appris la politesse jeune fille ? Lalie : Elle m'a surtout appris à ne pas faire confiance aux auras malfaisantes. Pardonnez-moi. Lorsque je tourne la tête vers Brad et Nelson, ils semblent légèrement embarrassés, Alice elle, me fixe en mettant une mèche de cheveux derrière son oreille d'une main habile et gracieuse. Puis d'un coup, elle se fige en me regardant. Mon instinct me dit que de n'est pas du tout bon signe mais ma raison est curieuse. Brad : Alice... Ses yeux deviennent rougeoyants et ses canines percent ses gencives puis elle m'attrape brusquement le poignet en me disant : Alice : Tu as une si bonne odeur sorcière... Je pourrais te vider de ton sang ! Nelson : Mère ! Avant qu'Alice ne se jette sur moi, Nelson la ceinture fermement tandis que Brad se met devant moi. Je suis choquée qu'une Originel ne contrôle pas sa soif de sang. Brad : Viens Alice, allons faire un tour. Tu en as besoin. Brad attrape doucement Alice par les épaules et la guide jusqu'à l'extérieur. Je cligne plusieurs fois des yeux, ne croyant pas ce qu'il vient de se passer. Sans regarder autour de moi, mes pas me guident vers la sortie du bâtiment. Nelson : Lalie. Je l'ignore superbement les yeux dans le vide. Alice me fait une drôle d'impression. Cette femme a l'air d'avoir un fort caractère et des convictions en béton. A l'extérieur, j'inspire profondément en m'arrêtant. Pendant quelques minutes aucun de nous deux ne parle laissant un silence tendu entre nous. Je me sens perdue. Je décide de me retourner et regarde Nelson d'un air courroucé le poussant à parler : Nelson : Pardonne-moi, mère est... Lalie : Instable ? Merci j'avais remarqué ! Nelson se détourne en se mordant la lèvre. Il soupire puis s'assoit sur les marches en se mettant une main sur le visage avant de plonger son regard dans le mien. Lalie : Pourquoi ne m'as tu rien dit ? Nelson : Comment ça ? Lalie : Je te parle de ta mère, de sa présence soudaine et de ce mariage arrangé qu'elle semble prendre très à cœur. Nelson : On avait pas anticiper sa venue, on a était pris au dépourvu avec mon père et... ce mariage arrangé dure depuis des siècles. Un rire nerveux m'échappe. On dirait qu'il essaye de détourner la conversation à propos de ce mariage arrangé et je n'aime pas ça. J'en ai assez donc je descends les marches et me dirige vers ma voiture mais c'est sans compter sur la rapidité de Nelson pour me bloquer le passage. Je soupire d'agacement et lui dit d'un ton tranchant : Lalie : Laisse moi passer ! Nelson : Lalie, laisse moi t'expliquer ! Lalie : Le temps que tu détournera la conversation, ne compte pas sur moi pour t'écouter ! Laisse moi passer maintenant ! Nelson s'écarte à contrecoeur et au passage, je lui lance un regard plein de ressentiment avant de monter dans ma voiture et de partir en trombe. Je ne sais pas pourquoi je réagis comme ça mais ça me peine qu'il ne communique pas avec moi, ça me donne l'impression d'être un vulgaire jouet dont il va se lasser au bon d'un moment et j'ai horreur de ça ! Arrivée chez moi, je ferme la porte, pose mes affaires et me fige en réalisant que j'ai peut-être réagis comme une idiote avec Nelson. La culpabilité me ronge tout à coup, j'ai l'impression d'en avoir fait des tonnes pour pas grand chose. Lalie : Qu'est ce qui ne tourne pas rond chez moi ?! Ma pensée exprimée à voix haute fait une sorte d'écho dans mon appartement. Ce calme me rend dingue, j'aurais dû prendre un animal de compagnie. Bizarrement, ces derniers temps je me sens de plus en plus seule et pour le moment, la solution pour y remédier attendras ! Durant le reste de l'après-midi, je m'occupe l'esprit du mieux que je peux jusqu'à ce que la nuit tombe. Pendant que je lis, un drôle de bruit me fait sursauter. J'abandonne ma lecture et bondis du canapé, le bruit provient de la cuisine et à mon souvenir la porte vitrée est fermée à clé. Je m'avance un peu plus quand quelqu'un m'assome par derrière et c'est le noir complet.
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