CHAPITRE 11

4981 Words
En rentrant chez moi, j'ai les nerfs en pelote. Comment peut-on changer d'attitude en 24h ? Je suis dépassée ! Cette situation commence à me porter sur le système nerveux et je ne peux pas rester là sans rien faire ! Je réfléchis rapidement puis ressors de l'appartement, il n'y a qu'un seul moyen de savoir ce qu'il se passe : je dois suivre Aaron. Je repars à la Secte, heureusement pour moi sa voiture est toujours là. J'attends 30 minutes, Aaron sort enfin de la Secte et monte dans sa voiture, je le suis à bonne distance mais je remarque qu'il ne se dirige pas chez lui. Il se gare devant une immense propriété et y rentre. Je regarde si la maison n'est pas surveillée puis je sors de la voiture et escalade la haute clôture. Je fais discrètement le tour de la maison en regardant par chaques fenêtres quand je vois Aaron confortablement installé sur le canapé du salon, la fenêtre est entrouverte, tant mieux je vais pouvoir écouter ce qu'ils se disent. Un homme d'une cinquantaine d'années le rejoint avec deux verres de scotch dans les mains et en donne un à Aaron. Aaron : Je vous remercie. ??? : Je vous en prie monsieur Wilson. Alors quelles sont les nouvelles ? Aaron : La Secte est prête à vous accueillir en tant que chef. Quoi ?! Un nouveau chef ?! Je me penche légèrement et observe l'homme en question : chauve aux yeux marrons, costume très élégant qui a l'air de coûter une petite fortune et une musculature tel un bodybulder, pas très commode et sournois comme la peste. Génial ! En revanche, je ne sens aucune aura surnaturelle, j'ai cachée la mienne mais il a pu faire la même chose car tout les livres et les objets qui ornent son salon sont très anciens. Bon sang, je le sens pas tout à coup ! ??? : Excellent ! Vous me tiendrez au courant lorsque vous ferez la réunion des présentations avec tous les mercenaires. A la nôtre monsieur Wilson. Ils trinquent, je m'écarte discrètement en me dirigeant jusqu'à la clôture. Je n'en reviens pas ! C'est pour ça qu'il n'y a pas eu de funérailles, Aaron a tout manigancer avec cet homme qui est tout sauf cordiale. Quand je rentre chez moi, mes nerfs ne se détendent pas. J'enchaîne les verres de vin blanc et commence à légèrement être pompette. Dans mon ivresse, je fais défilé rapidement ma liste de contacts et m'arrête sur un nom : Nelson. Mon pouce se fige au-dessus de son nom et les larmes me monte aux yeux, même si je n'ai pas digérée son manque de communication et son changement de comportement, sa lettre d'excuse m'as touchée en plein coeur. Ma raison hésite à l'appeler tandis que mon cœur me hurle de l'appeler maintenant rien que pour entendre sa voix. J'inspire profondément, appuie sur la touche d'appel et amène le téléphone à mon oreille, je suis dévorée par le stress, je me ronge les ongles tandis que les tonalités résonnent dans ma tête. Mon cœur s'emballe lorsqu'il décroche : Nelson : Allô ? Je ferme fort les yeux et plaque ma main contre ma bouche pour réprimer un sanglot. Nelson : Lalie... Je suis désolé, vraiment. Tu n'imagines pas à quel point je m'en veux d'avoir fait ça. Je... Il perd le fil de ses mots et mon sanglot m'échappe malgré moi. Nelson : Ne pleure pas ma belle... Je serais bientôt de retour et on discutera, je sens que tu en as besoin... L'émotion me submerge totalement, je n'arrive pas à lui répondre, une boule énorme me noue la gorge à tel point que ça en ai presque douloureux. Nelson : A bientôt Lalie. Il raccroche, je finis mon verre et pars me coucher avec cette boule qui ne me quitte pas. Le lendemain soir, Aaron m'a envoyé en mission solo dans une forêt de la Nouvelle Orléans. Je cours le plus vite possible pour échapper au dernier vampire hargneux qui est armé jusqu'au dents. Mon épaule est transpercée d'une longue lame, je me cache derrière un arbre et prends le temps de la retirer. Je recharge ensuite mon arbalète quand j'entends : Vampire hargneux : Viens par ici ma jolie sorcière. Viens donc voir papa. Je bloque ma respiration, me déplace et désarme le vampire avec mon arbalète. S'en suivent des coups de poings, des esquives et des propulsions. Il disparaît après m'avoir propulsé contre un arbre, je me reprends malgré la douleur et recharge mon arbalète mais... je n'ai plus de flèches en argent. Merde ! Je soupire et attrape mon fidèle couteau en argent. Je me mets à courir, le vampire me suis à la trace. Devant moi se trouve une branche basse et solide, je m'y accroche, fais un tour autour avant de prendre le vampire en embuscade. Je l'arrête en me mettant sur lui et lui plante le couteau dans le cœur. J'enlève la lame de son torse et me relève en soufflant. Je prends une photo et l'envoie à Aaron, il me réponds rapidement : Message d'Aaron : Parfait ! Mission terminée ! Viens à la Secte, on fait une réunion. Message de Lalie : J'arrive. Je range mon portable et emmène le corps du vampire dans une fosse profonde avant de rejoindre ma voiture. A la Secte, je rejoins la salle de réunion où tous les mercenaires sont déjà là. Je m'assois sur une chaise quand Nolan et Ava me rejoignent. Nolan : Salut Lalie. C'est quoi cette réunion ? Je hausse les épaules l'air de rien. Ava ne me parle pas, elle a mal digérée le fait que j'ai refusé la mission à Singapour qui commence demain. Nolan : Allez les filles, vous n'allez pas vous faire la gueule indéfiniment quand même ! J'ignore Nolan et vois Aaron monter sur la petite scène en face de nous puis toute la salle devient silencieuse. Aaron : Bonsoir à tous et merci d'être venus pour cette réunion imprévue. Ce soir, je vous informe que la Secte des Hunters va avoir un nouveau chef. Un brouhaha qui commence à me donner un début de migraine éclate dans la salle. Aaron reprend : Aaron : Mercenaires de la Secte des Hunters, applaudissez bien fort votre nouveau chef : Oliver Foster ! L'homme entre sur la scène, sourire complètement faux sur le visage et agite la main pour saluer tout le monde avant de prendre la place d'Aaron. Tout le monde l'applaudit comme si c'était la reine d'Angleterre, pour ma part je l'occulte attentivement. Nolan me donne un coup de coude et me dis près de l'oreille : Nolan : Il a l'air cool ! Tu trouves pas ? Je me tourne vers lui le yeux ronds comme des soucoupes, Nolan commence à siffler puis tout le monde se lève pour accueillir le nouveau chef. C'est quoi ce délire ?! Oliver fait signe que tout le monde s'assoit et commence son discours : Oliver : C'est avec un grand honneur que j'accepte d'aider notre monde, notre époque et nos connaissances pour se débarrasser des créatures surnaturelles en tout genre. Je soutiendrai chacuns et chacunes d'entre vous dans vos missions. Merci. Une nouvelle fois, des applaudissements envahissent la salle. Je ne peux plus supporter cette ambiance de soumission donc je me lève et quitte la salle. Une fois dehors, je m'assois sur les marches de la Secte et m'allume une cigarette. Comment des centaines de mercenaires peuvent déjà apprécier quelqu'un qu'ils ne connaissent pas ? C'est complètement abusé ! Nolan et Ava se plantent devant moi, Ava a les poings sur les hanches furieuse et Nolan est impassible. Ava : Qu'est ce qu'il t'as pris de quitter la salle comme ça ?! Lalie : Je fais encore ce que je veux ! Commence pas ! Ava rit d'un rire sans joie en croisant les bras sous sa poitrine et me toise méchamment. Je soutiens son regard avec la même intensité, je ne sais pas ce qui lui prend tout à coup mais elle va vite redescendre ! Nolan : Bon temps mort les filles ! Vous en avez pas marre à la fin ?! Ava : Tu n'as qu'à lui demandais, elle n'en fait qu'à sa tête ! Lalie : J'ai le droit de refuser une mission ! Arrête de me prendre la tête avec ça ! ??? : Calmez-vous mesdemoiselles. Ava et moi nous tournons et tombons face à Oliver. Il adopte une posture hautaine et prétentieuse, j'ai horreur de ça ! Je soupire tandis qu'Ava semble gênée en présence de cette homme. Ava : Pardon chef. Non mais c'est une blague j'espère ?! Ça devient du grand n'importe quoi ma parole ! J'écrase mon mégot, agacée. Lalie : Je ne comptais pas rester ici de toute façon. Bonne soirée. Oliver me regarde d'un air neutre même si mon instinct me dis qu'il n'est pas du tout banal, c'est très étrange. Je monte dans ma voiture et rentre chez moi. Quelques heures après, et après quelques verres de vin blanc, je suis au téléphone avec Ashley, je lui ait raconté la soirée merdique que j'ai passée. Ashley : Donc il y a un nouveau chef et tu ne le sens pas. Qu'est ce qu'il te fais dire ça ? Lalie : Je ne sais pas, c'est difficile à expliquer. Je peux juste te dire qu'il n'est pas banal. Ashley : Mmh, Mmh. J'arrive pas à comprendre pourquoi il n'y a pas eu de funérailles pour l'ancien chef. Tu crois qu'Aaron est de mèche avec ce type ? Je soupire dans le combiné, Ashley se pose les mêmes questions que moi mais je ne peux pas lui répondre vu que je n'ai moi-même pas de réponses. Lalie : Je n'en sais rien mais j'ai un mauvais pressentiment. Je vais le surveiller, on sait jamais. Ashley : Oui tu as raison. Bon ma belle, je dois te laisser, appelle-moi si tu as besoin. Bonne nuit. Lalie : Merci ma belle. Bonne nuit. Nous raccrochons puis je finis mon verre d'une traite quand mon téléphone bipe m'indiquant l'arrivé d'un message, c'est grand-mère : Message de Lexie : Bonsoir ma grande, je te dérange ? Tu voudrais bien venir me tenir compagnie à la maison ? Je me sens seule, mes copines ne sont pas venues ce soir. Je ris en levant les yeux au ciel. Ma grand-mère et la solitude ça fait deux ! Je lui répond : Message de Lalie : Bonsoir grand-mère, tu ne me dérange jamais ! J'arrive dans 20 minutes. Tu ne m'en voudras pas, j'ai un peu bu. Message de Lexie : Ahah ! J'ai une bonne bouteille de rosé que je viens d'ouvrir ! A tout à l'heure. Je sais de qui je tiens maintenant ! Je pouffe de rire et vais m'habiller. Je prévois des affaires de rechange au cas où, les apéros chez grand-mère : vaut mieux rester sur place et ne pas prendre le volant ! Devant chez elle, je sors de la voiture et entre dans la maison. Lalie : Grand-mère ! Lexie : J'arrive ! J'enlève ma veste et la pose sur le porte manteau quand grand-mère descend les escaliers dans une magnifique robe rouge et noir, avec un maquillage splendide. Lexie : Alors, tu en penses quoi ? J'en reste la bouche ouverte tellement que cette robe lui va à merveille. Je lui sourit et lui réponds : Lalie : Tu es... Wouah ! Dis-moi toi, t'as fais des folies au centre commercial on dirait. Lexie : En plein dans le mille ! Allez viens, je te sers un verre ! Je n'ai pas prévenue ta sœur vu qu'elle ne boit pas ! Je secoue la tête en rigolant et la suit jusqu'au salon. Je m'assois sur le canapé tandis qu'elle s'installe sur son fauteuil tout sourire. Elle me sert un verre et me le donne. Lalie : Merci, alors qu'est ce qu'on fête ? Lexie : Ta petite victoire de ce soir ma chérie ! Je suis sûr que tu as réussis ta mission les yeux fermés. Lalie : Quand même pas ! Regarde. Je remonte la manche de mon haut et lui montre la blessure que m'as fait la lame. Ma grand-mère me demande de ne pas bouger et comme je l'avais anticipée, elle m'a fait une petite tasse de tisane avec différentes plantes. Elle me l'a donne et je l'attrape avec une grimace de dégoût. Lexie : Allez cul sec, je sais que tu n'aimes pas mais tu verras que ça va te faire du bien. Lalie : Ok c'est parti. J'avale cul sec le liquide qui a un goût affreux, je grimace, secoue la tête en tirant la langue. Qu'est ce que c'est horrible ! Une heure plus tard, ma grand-mère est euphorique et rit comme elle respire. J'ai l'impression que cette joie n'est pas là par hasard, je la fixe avec insistance puis elle finit par détendre entièrement ses épaules, vaincue. Lexie : Bon ok, tu m'as grillée, j'ai une surprise pour toi. Lalie : Tu sais ce que j'aime chez toi ? C'est qu'on a pas besoin de parler pour se comprendre. Lexie : Je suis si prévisible que ça ? Je hoche la tête pour affirmer et bois une gorgée de mon verre tandis qu'elle se lève de son fauteuil et va dans la cuisine. Je patiente comme je le peux et mon cœur s'emballe comme un dingue dans ma poitrine. Je tente de me calmer mais en vain malheureusement. Bon sang ! Je respire calmement et ma grand-mère me parle depuis sa cuisine : Lexie : Tu me promets de ne pas t'évanouir ? Lalie : Tu me fais peur là ! Tu as ressuscité Johannes Brahms ou quoi ? Ma grand-mère éclate de rire et reprend bien vite son sérieux, je ne la voit pas et je ne sais pas ce qu'elle fait depuis tout à l'heure mais elle me réponds : Lexie : J'aurai bien voulu mais non je te rassure ! Ok Lalie, stresse pas ce n'est rien. Ma grand-mère revient dans le salon avec un large sourire aux lèvres. Lexie : Prête ? Lalie : Prête. Me fais pas faire un AVC s'il te plaît. Ma grand-mère éclate de rire une nouvelle fois puis elle fait un signe de main en direction de la cuisine. La personne qui rentre dans le salon est... Je perds le fil de mes pensées, j'ai envie de pleurer de bonheur face à la personne que j'ai en face de moi. Lalie : Nelson ! Je me lève d'un bond du canapé et me jette dans ses bras. Je niche ma tête au creux de son cou, il fait de même en me serrant fort dans ses bras. Des larmes s'échappent de mes yeux et je ne peux m'empêcher de lui taper sur l'épaule. Nelson : Tu m'as manqué Lalie. Son souffle dans ma nuque me fait taper plus fort sur son épaule. Je sais qu'il ne sens rien mais je sens aussi qu'il sourit contre ma nuque. Lalie : Espèce d'idiot ! Je m'écarte un peu de lui et caresse ses joues froides de mes deux mains en le regardant dans les yeux. Un poids s'évapore de mes épaules et je me sens mieux maintenant qu'il est là. Sans réfléchir, je l'embrasse avec la puissance d'un ouragan, il passe une main dans mes cheveux tandis que l'autre est nichée dans le creux de mes reins. Je savoure notre b****r, j'ai l'impression de reprendre l'oxygène qui me manquait ces dernières semaines et cela me fais un bien fou ! J'entends la porte du salon se fermée, grand-mère nous laisse entre nous. Je m'écarte et il me caresse la joue. Je n'ose pas briser ce silence agréable qui règne entre nous. Nelson : Tu t'es réconcilier avec Lexie on dirait. Lalie : Oui... Hum... Nelson pose un doigt sur mes lèvres pour me faire taire. Ce simple contact me fais frissonner de la tête au pied. Dans une lenteur calculée, il descend très doucement son doigt de mes lèvres et ses lèvres remplacent son doigt. Il me fait basculer en arrière et picore mon cou avec envie et plaisir. Très vite le désir monte entre nous et je presse ma main sur son membre durcit. Il grogne, je me mords la lèvre, les yeux emplis de désir, je le provoque en pressant chaque endroit de son corps. Il ouvre la fenêtre du salon, me porte sur son épaule et d'un bond on se retrouve devant la fenêtre de la chambre. Lalie : Comment savais-tu que ma chambre était ici ? Nelson : De très longues minutes de conversation avec ta grand-mère. Viens. Il m'attrape la main et m'entraîne à l'intérieur de la chambre. Je passe mes mains autour de sa nuque, il me soulève et j'enroule mes jambes autour de sa taille puis j'ondule très lentement contre lui. Il reprend mes lèvres férocement, je sens ses canines s'allonger et j'en fais le tour avec ma langue. Ses grognements sauvages et rauques m'excite encore plus puis il me plaque sur le lit en enlevant sa veste et sa chemise. Je me redresse légèrement et l'embrasse fougueusement pendant qu'il m'enlève mes vêtements avec habilité, il s'installe ensuite entre mes jambes et frotte sa virilité contre le tissu de ma culotte. Je gémis puis d'un coup sec il m'arrache ma culotte avec un sourire malicieux sur les lèvres. Il entrelace nos doigts et entre sa verge en moi, je me cambre et encaisse ses coups de reins avec plaisir et délectation. Sa bouche parcourt ma peau, je suis en plein extase. Je gémis de plaisir pour enfin rejoindre le septième ciel avec lui. Après un dernier b****r, je m'endors dans ses bras. Le lendemain matin, je suis réveillée par une main froide qui me caresse la joue, je souris sans ouvrir les yeux quand des lèvres se posent doucement sur les miennes un instant avant de s'écarter. J'ouvre les yeux et croise le regard de Nelson qui me sourit mais je sens mal tout à coup. Lalie : Je m'excuse de m'être mis en colère ce soir là quand tu as voulu infiltré la Secte. Nelson : N'en parlons plus. Maintenant, on va pouvoir l'infiltré pour de bon. Je grimace et m'assois dans le lit. Je me doutais bien qu'il n'allait pas lâcher aussi facilement. Il s'assoit à son tour et m'embrasse l'épaule. Lalie : Je crois que ça va être plus compliqué. En quelques semaines, beaucoup de choses ont changés. Nelson : Dis moi tout. Mes prunelles plongent dans les siennes pendant quelques instants et je me mords la lèvre en cherchant mes mots mais surtout par quoi je vais commencer. Il presse doucement ma main et je me lance : Lalie : Il y a un nouveau chef maintenant, il a tapé dans l'oeil de tous les mercenaires pendant la réunion des présentations. Je le suspecte de ne pas être qu'un simple humain mais ce n'est pas le plus important... Nelson : Je t'écoute dans ce cas. J'inspire profondément, je ne voudrais pas le mettre en colère, ni même gâchée ce moment mais je veux lui en parler. Il est avec moi depuis le début, je ne peux pas lui cacher tout ça. Lalie : Markus a repris contact avec moi... Le beau visage de Nelson se crispe, il tente de se lever du lit mais je le retiens par le bras et lui demande silencieusement de m'écouter avant de faire ou de dire quoi que ce soit. Il s'allonge sur le lit et je pose ma tête contre son torse. Je continue : Lalie : Il n'a rien tenté cette fois. Il m'a bien précisé que ce n'était pas lui la menace mais des chasseurs magique. Quand j'en ai parler à ma grand-mère, elle m'a dit que le genre de sorcières qui avait créer ce groupe de chasseurs étaient mortes il y a quelques années. Markus m'a mise en garde contre eux. Nelson : Pourquoi il te mettrais en garde maintenant alors qu'il voulait te tuer dans tes précédentes visions ? Lalie : Il a cerner ce qu'était toutes ces visions. Moi-même je n'en savais rien. Il m'a dit que j'avais acquis un don de communication psychique et temporel. Je ne vois pas son visage mais je sens qu'il est dans de profondes réflexions. Il doit être méfiant lui aussi du changement en rapport avec mes échanges avec Markus. Nelson : Pour ça je le crois. Je l'avais déjà compris lorsque tu as eue ta première vision. Je croyais que tu étais au courant. Lalie : Je ne t'en veux pas mais ce n'est pas tout... Cette fois, je me redresse, me place en position assise et le regarde avant de détourner le regard un instant puis je me lance une nouvelle fois, le visage sombre : Lalie : Une vielle dame m'a souvent interpellé, à chaque fois qu'elle me croiser, elle prédisait ma mort et la trahison de mon entourage à mon égard. J'ai compris que c'était une prophète donc je lui ai parler et... Ma gorge se noue, je pensais pouvoir en dire un peu plus à ce sujet mais c'est impossible pour moi quand je repense à la façon dont elle me le disait. Nelson passe son pouce sur ma joue pour essuyer une larme qui s'est échappée sans que je m'en rende compte. Il m'incite en silence à poursuivre mais je vois bien que ces traits sont tendus et ses sourcils sont froncés, je continue malgré tout : Lalie : Il y a une sorte de tradition où chaques sorcières auraient leur prophètes mais ma famille a refusé cette tradition. Elle ne m'as rien dit de plus. Nelson sent ma peine et me prend dans ses bras. Je m'y réfugie avec plaisir, je me sens pas du tout libérée de tout ce que j'ai dis, ça me pèse encore voire même plus qu'avant. Nelson : Je ne laisserais pas ses prédictions arrivées. Pour la Secte, on va laisser le temps nous dire ce qu'il en est et on avisera ensuite. Mais surtout... Il relève mon visage en mettant deux doigts sous mon menton et nos regards s'ancrent l'un à l'autre sans problème. Nelson : Je veux que tu sois prudente. Les prophètes ne prédisent jamais rien pour le plaisir, je ne veux pas que ça arrive et toi non plus d'ailleurs... Mais si je dois faire des sacrifices pour te garder en vie, je le ferais sans hésiter mais ça implique des sacrifices de ton côté aussi. J'ai peur d'avoir compris où il veut en venir. Ma vie changerait à tout jamais mais je suis touchée qu'il veuille faire tout cela pour me garder auprès de lui. Lalie : Non, je ne veux pas en arriver là. J'ai... trop expérimenté ce côté là dans mon apprentissage de sorcière, je... Nelson : C'est en cas d'urgence Lalie, je te rassure. Mais je le ferais si ça arrive. Je ne pensais pas m'être autant accroché à quelqu'un comme toi, rien que d'y penser cela me motive à éviter les prédictions de cette femme. Rien ne va m'arrêter. J'écarquille les yeux comme assommé par ces paroles. Un sourire ravissant prend place sur mon visage, mon coeur fait des sauts périlleux dans ma poitrine et j'ai très envie de l'embrasser en ce moment même. Je me mets à califourchon sur lui, place mes mains autour de sa nuque tandis qu'il presse ses grandes mains sur mes hanches puis je l'embrasse avec avidité. Après un instant a l'embrasser, je m'écarte légèrement et lui dis à ras des lèvres : Lalie : Merci Nelson. Le lendemain matin, je suis au centre commercial en train de boire un café avant de faire un peu de shopping. La veille, j'ai passé la journée avec Nelson et grand-mère. Aujourd'hui, j'avais envie de me détendre un peu, j'ai proposé à Ava de venir pour qu'on discute toutes les deux mais elle a prétexter quelque chose de plus important à faire que de sortir avec sa meilleure amie. Je ne reconnais plus Ava ces derniers temps. Nolan m'a appelé hier en me disant que la mission à Singapour avait été annulée car Ava ne voulait plus y aller. Les choses ont tellement changées entre elle et moi depuis cette f****e réunion que j'ai vraiment envie d'enquêter sur ce Oliver Foster, il me semble trop louche pour être honnête. Je soupire, termine mon café, paye l'addition et arpente les boutiques pour ne plus réfléchir. Quelques heures après, je passe la porte de chez moi les bras chargés de sacs. Je les posent et sens une odeur que je ne connais pas du tout. Soudain méfiante, j'avance lentement dans le salon mais je ne vois personne, bon sang je ne rêve pas quand même ! L'instant d'après, je me fige en sentant une présence derrière moi. Je me retourne et fais face à un homme aux cheveux noirs, les yeux noirs, une cicatrice barre son visage dur comme de la pierre. Un tatouage sur le dessus de sa main attire mon attention : c'est une tête de taureau, mon regard se plante dans le sien, il ne bouge pas d'un millimètre, son visage n'a aucune expression et il semble trainer quelques casseroles derrière lui. ??? : Jolie déco. Il faudrait que tu me donnes quelques conseils. Lalie : Qui êtes-vous ?! Comment vous avez pu vous introduire chez moi sans commettre d'infractions ?! Il ne me répond pas et passe une main dans son dos. J'ai à peine le temps de voir une cross de revolver que je sors rapidement de l'appartement. ??? : Tu ne vas pas m'échapper ! Il me poursuit, je rentre dans une ruelle déserte. Je regarde derrière moi, l'homme me vise avec son arme mais je me décale et évite de justesse la balle, je tourne à gauche et me planque en me mettant une main sur la bouche. Je peux toujours le prendre par surprise quand il sera à ma portée. Sa voix me parvient : ??? : Viens par là ma jolie. Je ne te veux pas de mal, je fais ça pour avoir une bonne paie. Sors de ta cachette. L'évidence me fais tilter : c'est un chasseur ! Il n'a aucune aura magique autour de lui donc ce n'est pas un chasseur dont m'a parler Viktor. Il s'approche de plus en plus et s'arrête à quelques centimètres de moi sans me voir. Je respire calmement et lui fonce dessus en le désarmant puis je le bouscule violemment contre un mur en le visant avec son arme. Lalie : Qu'est ce que vous me voulez ?! On dirait que je coûte cher, vous faites partie de quel groupe de chasseur ?! ??? : Oh oui, tu coûte très cher sorcière. Beaucoup de chasseurs veulent te mettre la main dessus. Son sourire détestable me sors littéralement de mes gonds et je tire sur sa jambe droite. Il crie de douleur avant de me fusiller du regard, je hausse un sourcil avec un petit sourire en coin. Il n'a pas l'habitude qu'on lui résiste on dirait mais il est mal tomber avec moi. Lalie : Oh intéressant et pourquoi donc ? ??? : Parce que tu fais partie d'une vieille et puissante famille de sorcière. Le prix doit être plus élevé vu que t'as l'air d'être habituée à tuer. Un rire sournois m'échappe et je me rapproche de lui en mettant le canon du revolver sur son front, il déglutit péniblement et des perles de sueur parcourent son front. Lalie : Mmh... J'ai comme l'impression qu'il n'y a pas que ça. Vous ne m'aurais pas retrouvé aussi facilement. L'homme grimace et je penche la tête sur le côté en attendant sa réponse qui ne vient pas. Je perds patience, soupire et appuie sur la détente. Sa boîte crânienne explose en laissant des bouts de cervelle pendouillaient sur le dessus de sa tête. Je le laisse tomber comme une vieille chaussette et soupire de nouveau. Je fouille ses poches et trouve dans la poche intérieur de sa veste un carnet, le genre de carnet noir qui comporte les noms de ces cibles. Je l'ouvre et détaille avec horreur que j'ai une prime de 500000 dollars sur ma tête. En revanche, ils n'ont pas beaucoup d'informations sur moi hormis mon adresse et mon lieu de travail. Et c'est déjà de trop ! Comment a-t-il pu avoir mon adresse et mon lieu de travail ?! Soudain, je capte ! La Secte ! Seuls eux connaissent ces informations sur moi. Je me relève avec une pointe de colère. Oliver peut être le commanditaire de tout ça mais comment je pourrais le prouvé aux autres mercenaires ? Et puis je dois surtout savoir si c'est un être banal ou pas ! Je le disais que je le sentais pas ! Quelques heures sont passés depuis ma poursuite avec le chasseur et la trouvaille de ce carnet de malheur ! J'ai appelé Nelson il y a une heure et je l'attends en faisant les cents pas dans mon salon. La porte d'entrée s'ouvre sur un Nelson plus déterminé que jamais. Nelson : J'ai fais aussi vite que j'ai pu. Que se passe-t-il ? Lalie : Il se passe que des chasseurs soient en ville. Regarde. Je lui montre d'un signe de tête le carnet qui est posé sur la table basse. Il m'observe un instant avant de prendre le carnet et le parcourt du regard. Au fur et à mesure, son visage se durcit vivement. Nelson : C'est pas vrai ! D'où viennent ses informations ?! Lalie : De la Secte. On y va maintenant ! Il hoche la tête et j'ouvre la marche pour sortir de l'appartement puis je pars en trombe et ne ralentis pas jusqu'à la Secte.
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